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Le plus énervant chez un manager ? Qu'il change d'avis trop souvent, répondent les salariés

Christophe Bys

Publié le

Le plus énervant chez son manager ce n'est ni qu'il donne trop de travail, ni qu'il soit incompétent. Non, d'après les salariés français interrogés par Monster, ce qui les énerve le plus, c'est la variabilité de leur humeur. Manager, un métier pour personnes équanimes.

Le plus énervant chez un manager ? Qu'il change d'avis trop souvent, répondent les salariés
Michael Scott (Steve Carell) dans la série de NBC The Office
© NBC Capture d'écran

Décidément tout change. Depuis François 1er qu'on soupçonne d'en être l'auteur, la cause était entendue : "souvent femme varie, bien fol qui s'y fie" était la formule à dégainer, dès lors qu'on voulait donner à ses sauts d'humeur un air lettré.

Patatras, une étude réalisée par le site d'offres d'emplois Monster révèle qu'il y a plus instable que le coeur d'une femme vu par un monarque du seizième siècle : l'humeur d'un manager ici et maintenant. C'est même le premier grief fait par les salariés interrogés au sujet du comportement du désormais mythique  "n+1", cher au charabia managérial. 

Mon chef cet être inconstant et ça m'énerve

La variabilité d'humeur est, en effet, la réponse donnée par 4 personnes interrogées sur 10, quand on leur demande quel comportement de leur chef est le plusénervant.  Alors qu'on imaginait les salariés las ou débordés de travail, ils ne sont que 8 % à trouver irritant que leur manager leur donne trop à faire. La même proportion regrette qu'on ne lui confie que des tâches rébarbatives. De quoi relativiser l'ampleur du burn out et du bore out. 

Parmi les autres reproches faits aux managers figure une attitude vraiment moche : s'approprier le travail des autres et recueillir les compliments associés. 30 % des salariés interrogés trouve cela vraiment énervant.

Enfin 15 % trouve que son chef ne le guide pas assez dans son travail. On connaît désormais la proportion d'anxieux et de fayots parmi la population française.

Manager exige des qualités personnelles

Reste à savoir quelles sont les raisons de ce caractère versatile : perversité ? incapacité à reconnaître ses erreurs ? Ou encore application des directives venues du N+2 de sorte que si le chef change c'est parce que son chef tient lui même de la girouette ? L'enquête ne le dit malheureusement pas. 

Derrière le côté anecdotique de cette étude et pour représentative que soient les réponses, elle rappelle deux points essentiels à quiconque veut être manager : 

- tous les travaux sur l'engagement, le bien-être au travail le répète : un salarié bien dans sa peau est un salarié qui connaît le sens de son travail. Si ordres et contre-ordres se succèdent, il en résulte une impression de désordre et de confusion pas à même d'engager  le collaborateur ;

- manager requiert autant si ce n'est plus que des compétences techniques, des qualités humaines. Un bon manager est une personne de qualité qui sait ce qu'elle veut, ne change pas d'avis toutes les cinq minutes (et donc n'est pas dans l'hyper stress), mais aussi loyal avec ses équipes leur consacrant le temps qu'il faut et ne s'apropriant pas leurs réussites et assumant leurs échecs. 

* Sondage  réalisé par Monster du 16 mai au 1er juin 2017 auprès de 1315 personnes sur le site de Monster France. Aucune précision sur l'échantillon ou sa représentativité. 

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2 commentaires

Nom profil

03/08/2017 - 14h43 -

Je trouve que l'article tire ses conclusions trop hâtivement. 3 français sur 10 soulignent que leur manager a tendance à "s'approprier le travail des autres et recueillir les compliments associés". Dommage de ne pas combiner ce résultat important avec les sautes d'humeur. Ils dessinent l'irritant portrait d'un manager centré sur ses habiletés relationnelles, se préoccupant surtout de vendre ses objectifs et de se vendre lui-même au sein de l'entreprise. Un manager "fayot" ou "commercial", dont l'essentiel de l'activité consiste à brasser de l'air et à lécher des culs… Un manager est aussi quelqu'un sur qui ses "n-1" doivent pouvoir compter, qui les aide à progresser et à s'épanouir dans leur travail en étant plus performants. Ce n'est pas en stigmatisant une partie des salariés comme "anxieux" ou "fayots" que l'on rendra la réalité opérationnelle plus audible dans les organisations.
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Nom profil

03/08/2017 - 11h26 -

Je trouve que l'article va un peu vite en allant droit au manager qui change trop d'avis, pour 4/10 répondants, alors que 3/10 répondants reprochent à leur manager de "s'approprier le travail des autres et recueillir les compliments associés". Pourtant, les deux vont ensemble et décrivent un manager centré sur ses compétences commerciales, sa capacité à vendre les objectifs et à se vendre dans l'entreprise. Les salariés seraient-ils énervés par le fait que leurs managers ne jouent pas assez leur rôle de soutien à leurs "n-1" ?
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