Le Plomb français prend un nouveau départ

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Le Plomb français, basé à Estrées-Saint-Denis (Oise, 55 salariés), qui traite un volume annuel de 17 000 tonnes de plomb pour un chiffre d'affaires de 42,4 millions d'euros, présente aujourd'hui les premiers résultats de son « Plan de Progrès ».

Engagé en 2005 au moment où, concurrence extra-européenne oblige, l'entreprise souhaitait diversifier ses activités, ce « Plan de progrès » porte aujourd'hui ses premiers fruits, indiquent ses dirigeants. Certifiée ISO 14001 (management environnemental) depuis 2001, la société vient d'investir 2,4 millions d'euros à la fois dans des systèmes de protection sanitaire et environnementale et dans une diversification de sa production.
A partir du retraitement de vieux plomb, le Plomb Français produit des lingots de plomb et affine le plomb pour en faire des « lamelles ». Celles-ci sont destinées à tous les secteurs de l'industrie (bâtiment, radiologie, industrie nucléaire et navale). Le système de filtration des rejets de plomb, qui permet d'assurer une captation à la source, vient d'être entièrement rénové.
Parallèlement, en partenariat avec Oséo-Anvar, le Plomb français a investi dans un « savoir-faire à haute valeur ajoutée » en mettant en place un « atelier d'anodes » qui produit des anodes en alliage de plomb-calcium-argent, destinées à la production de zinc par électrolyse. Cette activité est protégée par un « brevet exclusif » détenu par le groupe américain non coté Eco-Bat, propriétaire du Plomb français et premier producteur mondial de plomb. Les dirigeants du Plomb français estiment que les anodes ainsi produites présentent trois atouts par rapport aux anodes existantes : un coût plus faible en raison de la teneur en argent plus faible, une durée de vie plus longue et un démarrage du process d'électrolyse plus court.

Ils indiquent aussi que ce savoir-faire - rare, voire exclusif en Europe - permet au Plomb français de s'ouvrir à un autre métier. D'une activité basique, très liée au bâtiment et soutenue par la hausse du cours du plomb, l'entreprise s'ouvre à un autre métier à fort contenu technologique et à un autre marché, celui des miniers. Elle vient d'ailleurs d'entrer sur le marché du cuivre. Elle a en effet décroché une commande de 6 millions d'euros avec la société minière espagnole Cobre Las Cruces, qui réalise de l'électrolyse de cuivre.

De notre correspondante en Picardie, Claire Garnier

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