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L'Usine Santé

Le plan "Médecine du futur" doit faire naître les ETI de demain

Gaëlle Fleitour , , ,

Publié le

Technologies médicales, biotechnologies, santé numérique : fini les trois plans santé d’Arnaud Montebourg, place à la "Médecine du futur" d’Emmanuel Macron. Mardi se tenait son premier comité. La feuille de route est ambitieuse.


DR

Finis les trois plans consacrés à la santé lancés par Arnaud Montebourg il y a deux ans. Dédiés aux technologies médicales, aux biotechnologies et à la santé numérique, ils avaient pourtant débouché sur de multiples rencontres et des appels à projets.

En lançant en mai la deuxième phase de la Nouvelle France Industrielle, les ministres de l’Economie, de la Santé et de la Recherche ont voulu simplifier le soutien à l'innovation dans la santé. Ils ont donné le coup d'envoi, mardi 24 novembre, aux travaux du plan "Médecine du futur".

Tracé par 28 personnalités de la santé, du numérique, de l’académique…

Objectif, "stimuler les projets industriels qui voient le jour dans le domaine de la médecine personnalisée, encourager le développement des dispositifs médicaux connectés, faire bénéficier le plus grand nombre de ces avancées majeures en regroupant nos efforts jusqu’à présent dispersés", annoncent les ministres. Les rènes du projet ont été confiées à l’ancien président de l’Inserm, André Syrota, et au PDG de Sanofi Pasteur, Olivier Charmeil.

Ils ont réuni mardi pour la première fois 28 personnalités qui plancheront avec eux tous les mois. Des dirigeants de PME ou géants de l’imagerie médicale, chercheurs, acteurs du numérique, un spécialiste des supercalculateurs, une juriste, quelques experts étrangers…

"Le point de départ reste la question industrielle, explique Olivier Charmeil à L’Usine Nouvelle. Comment développer des ETI, à partir de l’excellence de la recherche et de la multiplicité des starts-up, alors qu’on rencontre encore des difficultés à les faire passer à l’échelle supérieure en France. Pour cela, il faut une approche systémique plutôt que segmentée." 

Promis-juré, Olivier Charmeil et André Syrota intégreront les travaux réalisés par les trois précédents plans.

Lever les freins pour de nouveaux entrants industriels

Leur feuille de route est ambitieuse. Analyser les grandes orientations de la médecine de demain - qui sera personnalisée, de précision, connectée, réparatrice… - et l'impact sur l’organisation des soins.

"On sait que le marché de la santé sera essentiel dans les années qui viennent, précise André Syrota. Or certains industriels fabriquent, par exemple, des objets connectés, des systèmes de gestion de données qui peuvent très bien s’appliquer à la santé, mais ils n’osent pas se lancer dans ce secteur car les problèmes réglementaires, l’homologation leur font peur.

Il va falloir résoudre ce type de questions. Et faire le lien avec la recherche en France. Elle est une des meilleures du monde, encore faut-il que les découvertes passent de la paillasse jusqu’aux start-up, ce qui marche plutôt bien en France maintenant. Il faut aussi que nos start-up et PME ne se fassent pas racheter par des groupes étrangers dès qu’elles sont bien avancées !"

Charge à eux de proposer d’ici mars une organisation permettant d’assurer une politique incitative. Tout en respectant les grandes orientations du projet de loi de Santé de Marisol Touraine, en cours d’examen par le Parlement, et de sa future Grande Conférence de la santé…

"Ce qu’on nous demande ce n’est pas de faire un énième rapport sur toutes les mesures proposées depuis deux ans, mais d’aller sur des mesures transversales et néanmoins très pragmatiques qui permettraient d’identifier et de lever quelques freins", estime André Syrota.

Afin d'ouvrir la voie à un "hôpital de demain connecté, qui soignera en partie à distance et traitera massivement des données de santé", avec des médecins certainement aussi ingénieurs, projette-t-il… 

Gaëlle Fleitour

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