Quotidien des Usines

Le plan de sauvegarde de Couach validé

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Le tribunal de commerce de Bordeaux (Gironde) vient de valider le plan de sauvegarde de Couach. Le fabricant de yachts de luxe de 20 à 50 mètres, basé à Gujan-Mestras dans le bassin d’Arcachon, pourra ainsi rembourser ses créances sur dix ans.

Le plan de sauvegarde de Couach validé © d[-_-]b Jonathan d[-_-]b - Flickr- C.C

C’est un ballon d’oxygène indispensable à la survie de Couach. Les magistrats ont accepté d’échelonner la dette du chantier naval sur dix ans. Elle s’élève à 5 millions d’euros. L’avenir de l’entreprise, qui emploie 210 salariés sur le port de Larros, à Gujan-Mestras, près d'Arcachon (Gironde) était suspendu à cette décision. La société avait été placée en procédure de sauvegarde en juillet 2012. "Cela devrait rassurer les clients et permettre d’étoffer notre carnet de commandes", a réagi Christophe Kloeeckner, le PDG de Couach.

Pour l’heure, Couach a du travail jusqu’à la fin de l’année, mais le plan de charges est plus incertain pour 2014. Optimiste, la direction indique avoir des contacts avancés pour la construction de deux yachts : un de 37 mètres et un autre de 45 mètres. Le chantier naval girondin a également répondu à une dizaine d’appels d’offres sur le marché de la surveillance côtière. Il est notamment dans la course pour le renouvellement de la flotte de vedettes militaires de l'Arabie Saoudite.

Couach a été rachetée à la famille Vial par Nepteam (holding créée par des industriels tels que Florent Battistella) après l'assassinat le 12 août 2011 à Porto-Vecchio (Corse-du-Sud) de l’ex-patron, Fabrice Vial. A sa reprise, Couach a bénéficié d'un investissement de plus de 30 millions d’euros de la part de sa nouvelle maison-mère.

Un différend avec deux créanciers

La procédure de sauvegarde a été déclenchée en raison d'un différend avec deux créanciers. La société devait notamment faire face à la réclamation d'un client russe qui exigeait le remboursement d'un acompte de 9 millions d'euros versé à la suite de la commande d'un yacht de 50 mètres d'une valeur de 25 millions d'euros. Une commande qui avait pris un retard de livraison de trois mois. Une banque réclamait également trois millions d'euros dans le cadre d'un litige à propos d'un outil industriel : un moule de bateau.

En 2009, la liquidation judiciaire de la société avait été prononcée. Elle avait alors pour actionnaire majoritaire l’homme d’affaires, Didier Cazeaux, aujourd’hui exilé en Suisse. Aujourd’hui, ces soucis semblent s’éloigner. Le ciel s’éclaircit à l’horizon pour l’un des fleurons de la construction navale en Aquitaine.

Nicolas César

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