Quotidien des Usines

Le plan de reprise de MetalTemple Aquitaine supprime 106 emplois

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Après plusieurs reports de sa décision, le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie) a validé mardi 3 mars le plan de reprise de l’usine de Fumel (Lot-et-Garonne) de MetalTemple Aquitaine, spécialisée dans les pièces complexes en acier et en fonte pour l’industrie mécanique.

Le plan de reprise de MetalTemple Aquitaine supprime 106 emplois
Atelier de fonderie chez MetalTemple.
© DR

Ce n’est pas une victoire, mais une défaite au goût amer pour les salariés de MetalTemple Aquitaine à Fumel (Lot-et-Garonne). Le plan de reprise, porté par un ancien directeur du site, Francis Pozas, et un commercial de MetalTemple Aquitaine, Alain Royer, a été accepté par le tribunal de commerce de Chambéry (Savoie), qui a ensuite prononcé la liquidation de la société, endettée à hauteur de 20 millions d’euros. Mais, seuls 30 salariés seront conservés, contre une vingtaine dans le projet initial de reprise. 106 emplois vont donc être supprimés. Les repreneurs vont concentrer leur activité sur la fonderie acier avec la fabrication de chemises de cylindres moteurs marins. Pour relancer l’entreprise, ils vont investir 600 000 euros, dont 200 000 euros de fonds propres.

Les syndicats n’acceptent pas le plan de reprise

Les syndicats n’acceptent pas ce plan de reprise. Ils entendent désormais se battre pour obtenir des indemnités supra-légales dans le cadre du plan social. Depuis plus de deux semaines, des ouvriers faisaient grève et menaçaient de faire exploser l’usine. Une manière de faire pression sur les politiques, les repreneurs et les magistrats du tribunal de commerce de Chambéry (Savoie) pour "sauver" l’usine. Mi-février, les juges avaient estimé insuffisante l’offre de reprise de l’usine de Fumel. Le tribunal avait accordé un sursis aux potentiels repreneurs pour leur permettre de réunir 400 000 euros et apporter ainsi davantage de garanties financières.

Créée en 1847, l'usine métallurgique de Fumel a compté jusqu'à 5 500 emplois directs et indirects. Elle a subi deux dépôts de bilan en 2003 et en 2009, ainsi qu’une mise en cessation de paiement en 2013. En février dernier, l’usine avait déjà connu un plan social, qui avait entraîné le départ de 67 personnes.

Nicolas César

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