L'Usine Auto

"Le pic de la crise est passé", assure Thierry Bolloré, directeur général de Renault

Sylvain Arnulf , ,

Publié le

A Genève, rattrapé par l’actualité judiciaire entourant l’ancien patron de Renault Carlos Ghosn, Thierry Bolloré affirme que la page est tournée et que l’Alliance Renault-Nissan veut aller de l’avant.  

Le pic de la crise est passé, assure Thierry Bolloré, directeur général de Renault
Thierry Bolloré lors de la conférence de presse de Renault le 5 mars à Genève.
© Olivier Martin-Gambier - Renault

Ce fameux 19 novembre 2018, le jour Carlos Ghosn a été arrêté, son numéro 2 Thierry Bolloré s’apprêtait à partir au Japon. "J’ai fait demi-tour à Roissy", confie-t-il. Ce 5 mars, alors que s’ouvre le Mondial de Genève, il est encore une fois rattrapé au vol par l’affaire. Alors que les conférences de presse des exposants battent leur plein, la libération sous caution de l’ancien patron de l’alliance parasite quelques peu la présentation de la nouvelle Clio. "Si ça se confirme, on se réjouit pour lui, c’est naturel", se contente de glisser Thierry Bolloré, un peu gêné. Le nouveau numéro 2 de Renault (en duo avec Jean-Dominique Sénard, absent à Genève) aimerait bien tourner la page. Ou plutôt, il estime l’avoir tournée il y a plusieurs semaines déjà.

"Notre nouvelle gouvernance est efficace, complète, concentrée sur notre mission. C’est le discours que l’on a tenu à l’ensemble des équipes de l’alliance. Il y aura à l’avenir surement d’autres occasions de se dé-focaliser, donc mon ambition avec notre équipe, c’est de faire en sorte que l’on reste alignés sur nos objectifs. Ce que je peux vous dire maintenant après trois mois, c’est que notre plan de marche n’a pas été altéré, et les résultats 2018 l’ont démontré. Les synergies au sein de l’Alliance sont devant nous, et les événements récents ne changent pas cette dynamique. Quand vous investissez des centaines de millions dans telle ou telle plate-forme, une architecture électronique, une plate-forme de conduite autonome, des systèmes d’électrification, ce n’est pas pour en changer du jour au lendemain".

Un plan A comme alliance... et pas de plan B

L’Alliance ne serait donc pas menacée, assène-t-il. "Le pic de la crise est passée", veut-il rassurer. "L’Alliance reste un bien extrêmement précieux : on veut plus d’alliance, mieux d’alliance, des processus plus souples, plus rapides. Je ne suis pas du tout inquiet sur notre capacité à poursuivre l’œuvre de l’Alliance et à l’améliorer en permanence. Nous sommes très intriqués sur le plan des opérations, nous avons des intérêts communs massifs et c’est le fruit de vingt ans d’histoire, et on ne défait pas ce genre de choses sur un coup de tête. Il faut rester dans le rationnel et se rendre compte de tout ce qui a été réalisé. Avec nos collègues de Nissan et Mitsubishi, on a été capables de faire en sorte que l’Alliance continue de fonctionner, de se faire confiance pour passer le gué".

Bolloré le dit et le répète : pour Renault, il y a un plan A comme Alliance, mais pas de plan B.

 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte