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"Le phénomène de relocalisation avait démarré avant la crise du Covid-19 pour la pharmacie", assure Philippe Luscan, vice-président affaires industrielles de Sanofi

Julien Cottineau , , , ,

Publié le

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Entretien Alors que le gouvernement parle de l'importance de réimplanter une filière industrielle pharmaceutique complète en Europe, Sanofi dispose d'une position rare sur le continent. Le laboratoire français n'a jamais abandonné son amont, la branche chimique des médicaments. Ce qui lui offre intégration et sécurité pour ses productions en Europe et dans le monde. Un avantage face à la pandémie de Covid-19, qui lui permet aussi de se mobiliser rapidement sur plusieurs axes, que ce soit dans les traitements ou les vaccins. Revue de détail avec Philippe Luscan, vice-président exécutif de Sanofi, en charge des affaires industrielles globales.

Des laboratoires reviennent en Europe, pour des approvisionnements plus fiables, assure Philippe Luscan, vice-président de Sanofi
Philippe Luscan détaille la stratégie de Sanofi,un des rares acteurs de la big pharma à avoir conservé en Europe l'amont de ses productions pharmaceutiques, en plus de l'aval.
© Alex Cretey Systermans

L'Usine Nouvelle. - Le gouvernement parle de l’importance de relocaliser en Europe une filière industrielle complète pour la production de médicaments, notamment pour l’amont avec les principes actifs. Qu’en dites-vous ?

Philippe Luscan. - Le principe actif est le cœur du réacteur d’un médicament, et les deux grands accès de production sont soit par chimie soit par biotechnologie. Historiquement, la pharmacie avait ces deux voies. Chez Sanofi, nous avons gardé la chimie mais nous nous sommes aussi développés vers les biotechnologies. Il n’y aura pas de souveraineté en Europe sur les médicaments si le territoire n’est pas fort en chimie et en biotechnologie.

La biotechnologie c’est 20% des médicaments en valeur aujourd’hui mais ce sera la moitié en 2030. Aujourd’hui le Covid-19 rattrape l’Europe sur la chimie. Il est capital que l’Europe organise sa souveraineté de santé publique dans la chimie mais aussi dans la biotechnologie. Sanofi est un modèle sur ce sujet, il n’y en a pas d’autres en Europe. Nous sommes une locomotive et on clame haut et fort depuis toujours que c’est ce qu’il faut faire.

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