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L'Usine Energie

Le pétrole sous tension

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Publié le , mis à jour le 20/09/2018 À 17H39

Les cours s’envolent et frôlent les 80 dollars le baril, un seuil symbolique que le marché hésite encore à dépasser. Une conjonction de facteurs et d’événements sont venus bouleverser le marché pétrolier avec pour conséquence un rapport offre/demande qui se déséquilibre.

Le pétrole sous tension
La production américaine, à son maximum, est revenue à son niveau record de 11 millions de barils par jour.
© Pioneer Natural Resources

Les prix grimpent. A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord (livraison en novembre) a fini mercredi 19 septembre 2018 à 79,40 dollars. Le baril de WTI (light sweet crude) pour livraison en octobre a pris 1,27 dollar pour clôturer à 71,12 dollars, son plus haut niveau depuis juillet.

L’annonce, le même jour, de la baisse des stocks américains disponibles pour la cinquième semaine consécutive et dans un contexte marqué par une forte demande d’essence sur le marché local (suite à la tempête Florence) a poussé les prix à la hausse. Les réserves commerciales de brut ont baissé de 2,1 millions de barils pour s'établir à 394,1 millions de barils, selon l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA). La production américaine, à son maximum, est revenue à son niveau record de 11 millions de barils d'or noir par jour. Dans le même temps, les exportations ont aussi beaucoup augmenté.

Chute de la production au Venezuela

Depuis plusieurs semaines, le marché s'inquiète de voir les exportations iraniennes reculer. Début novembre, les sanctions américaines contre Téhéran viseront directement les exportations de pétrole, ce qui devrait peser sur l'offre mondiale. Troisième producteur de l’Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep), l’Iran devrait être affecté durablement.

En outre, la dégradation de la situation qui se poursuit au Venezuela n’arrange rien. Fin août, le pays a même signé sept contrats avec des sociétés pétrolières internationales afin de tenter de retrouver un niveau de production décent. Le pays possède les plus importantes réserves du monde, mais la crise qui l’emporte depuis plusieurs années a entraîné une forte chute de la production. Selon l'Opep, entre 2008 et 2018, la production vénézuélienne est tombée de 3,2 millions à moins de 1,5 million de barils par jour.

L'Opep semble profiter de la situation

De son côté, l’Opep, qui se réunit le 23 septembre, semble profiter de la situation. Des bruits de marché ont laissé entendre que l’Arabie Saoudite, à l’aise avec un baril au-dessus de 80 $, selon l’agence Bloomberg, n’allait pas augmenter sa production, du moins à court terme.

Le président américain, Donald Trump n’a pas manqué de s'exprimer, sur Twitter, sur le sujet. Il a exhorté, jeudi 20 septembre, les pays de l’Opep à faire baisser "maintenant" les prix du brut. "Nous protégeons les pays du Moyen-Orient, ils ne seraient pas en sécurité pour très longtemps sans nous, et pourtant ils continuent à pousser pour des prix du pétrole toujours plus haut! On s'en souviendra", prévient-il. Enfin, pour le moment c’est surtout la perspectives des sanctions américaines sur l’Iran qui font grimper le cours du baril.

La réunion de l’OPEP et de ses alliés emmenés par la Russie, à Alger, dimanche 23 septembre, aura pour objet de discuter d’un éventuel ajustement de la production des partenaires afin de compenser la chute des exportations du Venezuela et de l’Iran… ou pas.

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