Le pétrole résiste et finit en hausse à New York

NEW YORK (Reuters) - Les cours du pétrole ont terminé en hausse jeudi sur le marché new-yorkais Nymex, résistant à la baisse des marchés actions et aux craintes sur l'économie mondiale grâce aux signes d'une réduction de la production de l'Arabie saoudite.
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Le pétrole résiste et finit en hausse à New York
Les cours du pétrole ont terminé en hausse jeudi sur le marché new-yorkais Nymex, résistant à la baisse des marchés actions et aux craintes sur l'économie mondiale grâce aux signes d'une réduction de la production de l'Arabie saoudite. /Photo prise le 22 août 2018/REUTERS/Nick Oxford

Selon une enquête Reuters, l'offre pétrolière de l'Opep a baissé en décembre par rapport au mois précédent dans une proportion jamais vue depuis janvier 2017, quand avait pris effet un premier accord de réduction de la production.

Le contrat février sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 55 cents, soit 1,18%, à 47,09 dollars le baril et le Brent de mer du Nord a pris 1,04 dollar (1,89%) à 55,95 dollars.

La séance a été volatile : le Brent a évolué entre des extrêmes de 56,30 et 53,93 dollars le baril tandis que le WTI a oscillé entre un plus haut du jour de 47,49 dollars et un plus bas de 45,35.

"Le pétrole fluctue au gré des inquiétudes sur l'offre et la demande. Aujourd'hui on retient surtout la situation de l'offre, qui semble tendre vers un resserrement, plutôt que le risque d'une baisse de la demande", explique Phil Flynn, analyste chez Price Futures Group à Chicago.

Selon l'enquête Reuters, l'Opep a pompé pour 32,68 millions de barils par jour le mois dernier, un chiffre en baisse de 460.000 bpj par rapport à novembre et le plus fort recul mensuel depuis janvier 2017. Cela donne à penser que l'Arabie saoudite et certains de ses alliés ont agi unilatéralement pour réduire l'offre puisque l'accord formel de l'Opep sur la réduction de la production en 2019 n'a officiellement pris effet que mardi.

L'Opep+, expression qui désigne l'Opep et ses alliés, en premier lieu la Russie, a décidé en décembre de réduire son offre de 1,2 million de barils par jour en 2019. Sur ce total, l'effort demandé à l'Opep est de 800.000 bpj.

Selon l'enquête, l'Arabie saoudite à elle seule a réduit sa production de 400.000 bpj en décembre, alors que celle-ci avait atteint un record de 11 millions de bpj en novembre.

(Stephanie Kelly, Véronique Tison pour le service français)

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