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L'Usine Aéro

Le pétrole pas cher plombe les ventes d’ATR

Olivier James ,

Publié le

Avec 76 commandes d’avions en 2015, ATR a connu la première baisse de ses ventes depuis de nombreuses années. En cause, la chute du prix du pétrole et le ralentissement de la croissance dans les pays émergents.


ATR 72 au salon du Bourget en 2015 - Crédits Pascal Guittet

Il l’avait bien prédit, mais n’en avait pas prévu l’ampleur. Début 2014, Patrick de Castelbajac avait prévenu qu’ATR vendrait moins d’avions en 2015 qu’en 2014, année record avec 160 commandes. 

Jeudi 21 janvier, le patron de l’avionneur spécialisé dans les turbopropulseurs (avions à hélices) a été forcé d’admettre que l’objectif des 90 ventes d’avions en 2015 n’a pas même été tenu : ATR n’a engrangé que 76 commandes fermes, assorties de 81 options d’achat.

"L’année 2015 n’a pas été année simple pour l’industrie", a résumé le patron d’ATR, société commune entre Airbus et Finmeccanica. Et Patrick de Castelbajac de revenir sur la chute du prix du baril de pétrole, qui "réduit l’avantage compétitif" des avions à hélices produits par ATR, moins gourmands en kérosène que les avions commerciaux.

Autres facteurs aggravants selon le dirigeant : le ralentissement de la croissance dans la zone Asie et en Amérique Latine (au Brésil en particulier, deuxième marché de l’avionneur), ainsi que la hausse du dollar.

Léger mieux en 2016

Un environnement qui a incité les compagnies aériennes à ralentir leurs commandes, voire à en annuler. Malgré tout, avec un niveau de livraisons en hausse (88 appareils livrés en 2015, contre 83 en 2014), ATR parvient à augmenter son chiffre d’affaires qui atteint le niveau historique de 2 milliards de dollars (1,8 milliard de dollars en 2014).

La hausse des cadences provoque d’ailleurs des tensions dans la chaîne d’approvisionnement. Les retards de certains fournisseurs ont décalé les livraisons de quelques appareils. Baisse des ventes oblige, le carnet de commandes en revanche est en recul : ATR accumule 260 avions à produire, contre 280 en 2014. Un niveau qui représente 6,6 milliards de dollars.

Mais il n’est pas inutile de rappeler la situation dans laquelle ATR – qui a frisé la faillite il y a plus de dix ans – était il y a cinq ans seulement. En 2010, ATR avait livré 51 appareils et son carnet de commandes plafonnait à 159 avions. Un succès industriel qui a conduit ATR à revoir l’organisation de sa chaine d’assemblage à Toulouse, capable de produire 120 appareils par an.

L’année 2015 en demi-teinte n’empêche pas ATR de maintenir son rang de numéro un dans la catégorie des avions de 50 à 90 sièges, avec 37% de parts de marché (devant Embraer, Bombardier et MRJ).

Sur le marché spécifique des turbopropulseurs, il devance son concurrent Bombardier avec 77% de parts de marché. Patrick de Castelbajac a rappelé que le projet d’appareil de 90 places, vieux serpent de mer entre Airbus (qui est contre) et Finmeccanica (qui est pour), n’a pas été acté même s’il "fait sens". Prudent, le patron d’ATR mise sur une amélioration pour 2016, avec 90 livraisons et 100 commandes fermes.

Olivier James

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