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Le péage de Saint-Arnoult, c’est aussi une usine

Cécile Maillard

Publié le

Week-end chargé en perspective pour la barrière de péage de l’A10, qui accueille chaque année 15 millions de véhicules. Un flux à gérer en temps réel.

Le péage de Saint-Arnoult, c’est aussi une usine © Laurent Grandguillot - REA

Les entreprises citées

Clap de fin pour la saison au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines, situé au kilomètre 24 de l’autoroute A10 (Paris-Bordeaux). 100000 véhicules y sont attendus ce week-end, le dernier de l’été, le record journalier à battre datant d’un jeudi de l’Ascension, avec 113000 entrées et sorties.

L'optimisation des flux
Le péage, véritable chaîne de production, doit traiter un flux de marchandises aléatoire. Selon le nombre de véhicules attendus, il faut "armer" le péage avec plus ou moins de voies. Capacité maximale: 24 voies dans le sens province-Paris (sortie d’autoroute) et 14 dans l’autre (entrée sur l’autoroute). Flux moyen: 150 véhicules par heure en sortie, 500 en entrée. L’aléa n’est pas que quantitatif: la marchandise prend une forme diverse (poids lourds, véhicules légers), qui nécessite un chenal adapté. Et un traitement différent: télépéage, paiement par automate ou directement auprès d’un receveur de Cofiroute, le concessionnaire de l’A10. Autant de données à anticiper pour organiser le travail.

La flexibilité du travail
Le péage tourne 24 heures sur 24. Les salariés de Cofiroute travaillent en 3X8. Une partie d’entre eux opère depuis un PC vitré d’où ils surveillent les automates. Le péage emploie une centaine de personnes, dont un petit tiers sont des CDI intermittents pour les fins de semaine et les vacances scolaires. L’été, les permanents reçoivent le renfort d’une cinquantaine de CDD.

La logistique.
Deux galeries souterraines de 200mètres de longueur permettent au personnel d’accéder aux cabines sans traverser les voies. Une troisième est réservée aux réseaux d’énergie, d’informatique, de téléphonie et au système pneumatique. Grâce à ce dernier, chaque receveur range les espèces, les chèques et les devises dans un boîtier cylindrique qui est aspiré et acheminé jusqu’à une salle protégée.

La mécanisation.
Peu à peu, les automates prennent la place des receveurs. Le péage de 1972 a été remplacé par une nouvelle barrière en 1994. Puis, des voies réservées aux automates pour paiement par cartes bancaires (54% des règlements) ont été ouvertes. Aujourd’hui, l’heure est au télépéage (29%des paiements), une voie permettant même de payer sans s’arrêter, en roulant à 30 km/h. Les receveurs se sont reconvertis et travaillent au contrôle et au service commercial. Où ils font la promo du télépéage...

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