Le PDG de Total reste "prudent" sur les perspectives de reprise

PARIS (Reuters) - Le prix du pétrole est actuellement "relativement élevé" et risque de ne pas rester durablement à ce niveau, a déclaré à l'Express le PDG de Total Patrick Pouyanné, qui se dit "prudent" sur le rythme de reprise un peu plus d'un an après le début de la crise du coronavirus.

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Le PDG de Total reste
Le prix du pétrole est actuellement "relativement élevé" et risque de ne pas rester durablement à ce niveau, a déclaré à l'Express le PDG de Total Patrick Pouyanné, qui se dit "prudent" sur le rythme de reprise un peu plus d'un an après le début de la crise du coronavirus. /Photo prise le 2 mars 2021/REUTERS/Benoit Tessier

Après avoir chuté sous 20 dollars le baril au commencement de la crise sanitaire, en raison de l'effondrement de la demande, les prix du pétrole sont progressivement remontés et s'établissent globalement au-dessus de 60 dollars depuis début février.

"Pour être honnête, je suis un peu surpris du niveau de prix actuel, relativement élevé. Je ne vais pas m'en plaindre, mais je ne suis pas sûr qu'il soit durable, et qu'il reflète les fondamentaux du marché", a déclaré Patrick Pouyanné à L'Express.

"Partout sur la planète, on sent une volonté de positiver, de revenir le plus rapidement possible à la vie 'normale' grâce aux campagnes de vaccination, ce qui est assez naturel après un an de pandémie. Mais ce scénario optimiste, je ne le lis pas encore dans les chiffres. Je reste donc assez prudent pour les mois à venir", a-t-il ajouté.

Le PDG de Total a cependant une nouvelle fois estimé que, dans l'hypothèse d'une reprise rapide et soutenue, l'offre de pétrole risquerait d'être insuffisante et de se traduire par une forte montée des prix.

"On nous a beaucoup expliqué que le monde d'après serait différent. Il y a toutes les chances, au contraire, que la sortie de crise se traduise par un redémarrage spectaculaire de la consommation, des déplacements, donc de la demande de pétrole. Et là, nous avons un problème, effectivement, car l'offre risque d'avoir du mal à suivre."

(Benjamin Mallet, édité par Blandine Hénault)

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