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Le PDG de Saint-Gobain rencontre des parlementaires suisses pour s’expliquer sur Sika

Manuel Moragues , , ,

Publié le

Exclusif Pierre-André de Chalendar doit rencontrer des parlementaires suisses ce jeudi 19 mars. Le PDG de Saint-Gobain veut expliquer son projet industriel derrière la prise de contrôle de Sika et rassurer sur l’emploi. La fronde anti-Saint-Gobain semble gagner les politiques helvètes.

Le PDG de Saint-Gobain rencontre des parlementaires suisses pour s’expliquer sur Sika

Face à l’offensive tous azimuths de Sika, Pierre-André de Chalendar mouille la chemise pour défendre son projet de prise de contrôle du chimiste suisse. Le PDG de Saint-Gobain doit rencontrer ce jeudi 19 mars des parlementaires suisses à Berne. Selon un porte-parole du français, "Pierre-André de Chalendar a plusieurs rendez-vous. Il expliquera le projet industriel et rassurera sur l’emploi". Si Sika n’a pas encore réussi à trouver un Arnaud Montebourg version Helvète, l’opposition du chimiste à Saint-Gobain semble retentir dans le milieu politique suisse.

Dans son éditorial de l’édition du 18 mars de Die Weltwoche, Roger Köppel déplore "un climat politique hostile à la famille propriétaire" de la holding SWH que Saint-Gobain doit acheter. Selon lui, la conseillère nationale FDP (parti libéral suisse) Doris Fiala a déclaré que Sika allait être "littéralement saigné à blanc" par les Français. "La famille fondatrice Burkard a lourdement trompé le management, les actionnaires et l'opinion publique – c'est comme si on mettait le clignotant à gauche pour tourner à droite", a-t-elle ajouté selon Die Weltwoche. Urs Burkard, l’un des héritiers du fondateur de Sika, qui siège au conseil d’administration du chimiste, a été convoqué par le ministre de l’Economie, Johann Schneider-Ammann, pour un entretien confidentiel, regrette enfin Roger Köppel.

Le politique, cinquième front anti-Saint-Gobain

Sika avait déjà réussi à étendre la bataille anti-Saint-Gobain sur quatre fronts. Juridique, avec les administrateurs de Sika qui veulent déchoir la famille de ses droits de vote privilégiés. Entrepreneurial, avec 120 managers qui ont écrit à Pierre-André de Chalendar pour lui dire leur opposition à l’opération. Emotionnel avec des milliers d’employés qui ont envoyé via les comités centraux des principales filiales-pays une lettre aux 5 héritiers en invoquant les mânes du grand-père fondateur. Boursier, avec des actionnaires qui réclament une OPA et soutiennent largement la direction. Le chimiste semble avoir réussi à ouvrir un cinquième front, politique cette fois-ci. Que Paul Hälg, le président du conseil d’administration de Sika, ait connu Johann Schneider-Ammann lors de son passage au syndicat professionnel Swissmem a peut-être aidé. En tout cas, Paul Hälg a organisé un petit-déjeuner avec des parlementaires suisses ce 19 mars. Certains d’entre eux recontreront peut-être Pierre-André de Chalendar un peu plus tard dans la journée. 

Manuel Moragues

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