Le PDG d'Orange veut un "état des lieux objectif" sur la délocalisation des centres d'appels

Après sa rencontre avec le ministre du Redressement productif et les trois autres opérateurs télécoms, Stéphane Richard, PDG d'Orange, était entendu ce 18 juillet au Sénat.

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Le PDG d'Orange veut un

Un "état des lieux objectif", mené par "un corps de l'Etat". Le PDG d'Orange, Stéphane Richard, a donné ses directives dans le débat sur la délocalisation des centres d'appels, lors d'une audition devant la commission des Affaires économiques du Sénat.

Lors d'une réunion mardi avec les dirigeants d'Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, les ministres Arnaud Montebourg (Redressement productif) et Fleur Pellerin (Economie numérique) leur ont notamment demandé dans quelle mesure ils pourraient rapatrier, du Maghreb notamment, une partie des emplois dédiés à leurs hotlines d'assistance technique et de service après vente.

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"Il faut faire un état des lieux objectif de la situation, je suggère une mission à un corps de l'Etat pour faire le point précis sur la réalité des centres d'appels exerçant en France, pour avoir une base chiffrée et précise", a déclaré Stéphane Richard.

Relocaliser en France 10 000 emplois dédiés à l'assistance technique des opérateurs télécoms "coûterait en moyenne" 20 centimes par mois aux abonnés, a affirmé pour sa part Arnaud Montebourg.

Stéphane Richard a estimé que ce problème "se posait de façon indirecte" pour son groupe. "Nous n'avons pas directement de centres d'appel en dehors de France, l'ensemble de nos plateformes d'appels sont situées en France mais il est vrai que certains de nos sous-traitants ont des centres d'appels hors de France", a-t-il reconnu, sans avancer de chiffre sur le nombre de personnes concernées.

"Compliqué de dire aux autorités tunisiennes ou marocaines qu'on va rapatrier des centaines de milliers d'emplois en France"

"Ces délocalisations se font pour des raisons économiques, le coût des services en question est deux à trois fois plus bas dans les pays où ces centres ont été localisés", a-t-il souligné.

"Et il y a aussi la question de la disponibilité horaire, nos clients exigent d'avoir une présence téléphonique 24H/24, 7 jours sur 7, y compris les jours fériés et congés. Jusqu'à ce jour, il est strictement impossible d'organiser cette disponibilité continue avec les salariés du groupe en France", a-t-il ajouté.

Selon lui, "rapatrier les centres d'appels offshore va poser problème à ces sous-traitants, il va falloir traiter la continuité de la présence téléphonique".

"Dans ces pays, comme la Tunisie, le Maroc ou le Sénégal, la France a eu une politique d'aide à la création d'emplois et le centre d'appel a été un des produits mis en avant. Ce serait un peu compliqué aujourd'hui d'expliquer aux autorités tunisiennes ou marocaines qu'on va rapatrier des centaines de milliers d'emplois demain matin en France", a souligné le PDG d'Orange.

"Ce sont des données compliquées, nous sommes néanmoins ouverts à les regarder concrètement", a résumé Stéphane Richard.

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