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L'Usine Maroc

Le patronat marocain plaide pour la flexibilité "responsable" du travail

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La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) vient de publier une étude intitulée "La flexibilité responsable au service de la compétitivité et de l’emploi". A travers ce document, le patronat marocain plaide pour des réformes et veut poser les bases d'un futur modèle social. Une initiative lancée alors que sa présidente Miriem Bensalah Chaqroun, se présente pour un second mandat ce 12 mai.

Le patronat marocain plaide pour la flexibilité responsable du travail
la confédération patronale marocaine est présidée par Miriem Bensalah Chaqroun
© PH.RICARD

Propositions… La  Confédération générale des entreprises du Maroc(CGEM) vient d'exposer sur 56 pages son point de vue sur la flexibilité "responsable" du travail. Un document signé par la Commission emploi et relations sociales du patronat marocain et préfacé par son président, Jamal Belahrach (voir le document complet ci-dessous). Ce dernier indiquait au début de l'année à L'Usine Nouvelle que "le modèle marocain social marocain n'existe pas". Il s'agit avec ces propositions un peu d'en tracer les contours.

élections sans véritable enjeu

L'initiative de la CGEM intervient alors que se profile la réélection de l'actuelle présidente de la CGEM, Meriem Bensalah Chaqroun. Cette dernière se présente pour un deuxième mandat avec une liste unique. Les élections sans véritable enjeu car elle est la seule candidate, se tiendront ce mardi 12 mai lors de l'assemblée générale ordinaire et élective de la CGEM.

Concernant, le marché du travail la CGEM discerne sept points majeurs dans son approche de la flexibilité. Elle aborde le contrat de travail à temps partiel, le contrat de travail unique, la rupture conventionnelle, le travail temporaire, l’Indemnité pour perte d’emploi (IPE), l’accompagnement Anapec et la formation qualifiante.

Les quatre premiers points relèvent de l'entreprise alors que les trois derniers sont du domaine de l'action publique.

Le constat de départ sur la situation sociale du Maroc est sans appel . "Notre taux d’activité reste faible par rapport à la moyenne des pays qui se développent (moins de 50%), le taux d’activité des femmes ( <26%) est en deçà du potentiel du marché du travail, l’emploi des jeunes en général et des jeunes diplômés en particulier reste très faible et nous pose ainsi la question suivante : pourquoi notre économie est-elle incapable d’améliorer ces indicateurs ?", interroge l'étude.

Premier de la liste des outils pour mettre en œuvre un modèle social fondé sur la flexibilité "responsable", le contrat de travail à temps partiel (CTTP). Pour la CGEM, ce dernier "permettrait à beaucoup de nouvelles industries de mieux gérer leurs salariés en adaptant les contrats de travail à leurs réalités industrielles."

Deuxième piste, le contrat de travail unique (CTU) qui n'existe pas encore au Maroc. Selon la CGEM, il "supprimerait de fait la notion de CDD. Il permettrait d’éviter les inégalités entre les salariés en CDI avec un statut protecteur mais qui dissuade les entreprises d’embaucher, et ceux en CDD, plus flexibles, mais plus précaires."

Ce CTU, "accompagnons-le d’une rupture conventionnelle avec un salarié" clame la CGEM. La rupture conventionnelle est ce dispositif qui "permet de rompre d’un commun accord un contrat de travail à durée indéterminée, contrairement à la démission ou
au licenciement
."

Selon la confédération marocaine "autorisée par le code du travail mais peu répandue voire méconnue par certains employeurs, la rupture conventionnelle reste totalement sécurisante pour le salarié rassure la CGEM, puisqu’elle répond à des règles très précises et est formalisée par un document légal approuvé par l’Inspection du travail."

Quant au travail temporaire, représentant "plus de 100 000 emplois plus ou moins déclarés", il est vu par la confédération patronale comme un "outil de flexibilité moderne qui permet aux entreprises de gagner en compétitivité, mais également aux salariés de trouver un emploi, d’enchaîner des missions et donc de développer leur employabilité".

On peut assi y voir un plaidoyer de Jamal Belharach pour ses affaires, celui-ci étant à la tête de Manpower Maghreb.

IPE, première assurance chômage au Maroc

Entrée en vigueur le 1er décembre 2014, l’Indemnité pour Perte d’Emploi (IPE), première assurance chômage au Maroc devrait concerner selon la CGEM "environ 34 000 personnes par an, qui, suite à la perte involontaire de leurs emplois, recevront une aide financière et un accompagnement de l’ANAPEC et de l’OFPPT pour réintégrer le marché du travail." Elle fait aujourd'hui partie intégrante du marché de l'emploi au Maroc.

L'Agence nationale de promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC) aide les entreprises à identifier, à partir d’une analyse de leur situation, quelles sont les compétences nécessaires (...) dont ils disposent déjà.

L'ANAPEC joue un rôle de soutien à l'IPE. "Après l’octroi de l’Indemnité pour Perte d’Emploi par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS), (…) l’ANAPEC informe le bénéficiaire par e-mail sur l’offre de service de l’Agence Nationale et l’invite à se présenter pour passer un Entretien de Positionnement (EP)".

Dernier point, la formation qualifiante. Elle "a pour objectif de permettre au salarié d’acquérir et/ou de compléter ses compétences technique et managériale pour plus d’efficacité, pour une éventuelle mobilité ou pour une rapide réintégration dans le marché du travail. Cette formation doit répondre au projet professionnel des bénéficiaires tout en étant en cohérence avec les besoins des employeurs" conclut la CGEM.

Alors que les relations syndicats - gouvernement sont tendues, reste à savoir comment les instances syndicales marocaines vont accueillir ces propositions. Vont-elles les considérer trop libérales ? Sans doute.

N.D.

 

CGEM : la flexibilité responsable au service de la compétitivité et de l’emploi au Maroc

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