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L'Usine Maroc

Le patronat marocain en mode pessimiste

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[DOCUMENT] Une relative morosité sur la situation économique : c'est ce qui ressort du baromètre trimestriel de conjoncture publié le 6 mai par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) après enquête auprès des patrons marocains. L'annonce le 30 avril d'une augmentation du SMIG de 10% ne va sans doute pas améliorer la confiance des chefs d'entreprises. Ceux-ci parient néanmoins sur une amélioration de la conjoncture économique du pays dans les mois à venir.

Le patronat marocain en mode pessimiste
Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente du patronat marocain (CGEM)
© dr

Reprise es-tu là ? Alors que le gouvernement marocain d'Abdelilah Benkirane vient de décider pour lâcher du lest sur le front social une augmentation de 10% du salaire minimum (SMIG), le patronat marocain publie ce 6 mai son "Baromètre trimestriel de conjoncture auprès des chefs d’entreprises" réalisé auprès d’un échantillon de 600 sociétés dans tout le royaume. Avec des résultats assez moroses.

Les chefs d’entreprises sont plutôt pessimistes quant à la conjoncture marocaine et internationale : 42 % de l’échantillon trouve la situation économique du pays mauvaise ou très mauvaise. À cela s’ajoutent de fortes inquiétudes sur les impayés ou des tensions sur la trésorerie. Les patrons marocains trouvent aussi l’accès au financement de plus en plus difficile.

"La perception à l’égard des actions économiques du gouvernement est globalement moyenne. Moins d’un dirigeant sur 2 pense que les solutions proposées sont adaptées à la situation économique ou aux préoccupations des chefs d’entreprises", selon le communiqué de la CGEM.

Pas de quoi détendre les relations entre l’exécutif et le monde de l’entreprise. Lors des Assises de l’industrie à Casablanca, le 2 avril, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie et du commerce avait notamment comparé les demandes de la CGEM à "une liste d’épicerie". À cela s’ajoutent les débats au Maroc sur la mise en route prochaine d’une indemnité pour perte d’emploi (IPE), la première assurance chômage du pays qui fera l’objet d’une cotisation patronale (0,38%) ou encore l’adoption d’une loi sur l’exercice du droit de grève réclamée depuis des années par la CGEM et n’arrive pas.

A noter toutefois pour revenir à la conjoncture que 43 % des chefs d’entreprises interrogés par la CGEM estiment que la situation sera meilleure dans trois mois contre 41% inchangée et 16% moins bonne. Un beau motif d’espoir. Le Maroc devrait connaître cette année entre 2,4% et 4,1% de croissance selon les prévisionnistes après 4,5% en 2013. Le FMI dans ses dernières prévisions table sur un robuste 4,9% de croissance en 2015.

Retrouvez ci-dessous l’étude complète de la CGEM.

DOCUMENT CGEM : BAROMETRE DE CONJONCTURE 1er trimestre 2014

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