Le "patron" des DRH voudrait plus de dialogue social dans les entreprises

Jean-Christophe Sciberras, le président de l’ANDRH, plaide pour davantage de dialogue social dans l’entreprise. S’il est favorable aux orientations législatives en ce domaine, il regrette le faible nombre de salariés adhérents à une organisation syndicale. Plus de syndiqués, c’est moins de défiance, et donc la perspective de signer de meilleurs accords. 

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L’Association nationale des DRH (ANDRH) voudrait plus de dialogue social dans les entreprises. C’est ce qu’a indiqué Jean-Christophe Sciberras, le président de l’association, lundi 3 février, lors de la présentation annuelle de son programme de travail. A cette occasion, il a commenté les dispositions contenues dans le projet de loi gouvernemental sur la formation professionnelle et la démocratie sociale qui sera débattu cette semaine à l’Assemblée nationale. Il a estimé que la question du financement de la démocratie sociale était "centrale car elle est structurante". A cet égard, la création d’un fond paritaire pour financer les organisations syndicales lui semble préférable au système opaque qui prévalait jusqu’alors. Il souhaite toutefois que les fonds soient répartis en fonction d’un critère de représentativité qui tienne compte du nombre d’adhérents aux différentes organisations.

"Pour les DRH, le seul mode sain de mesurer la représentativité, c’est l’adhésion" a-t-il expliqué. Pour justifier ce plaidoyer en faveur de l’adhésion plutôt que le vote, le président de l’ANDRH insiste sur la nécessité d’avoir des syndicats qui comptent davantage d’adhérents dans le secteur privé. "La faiblesse du nombre d’adhérents aux organisations syndicales a un effet négatif sur le fonctionnement de notre démocratie sociale" a-t-il poursuivi.

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Plus de syndicalistes issus du monde de l’entreprise

Actuellement, le taux de 8 à 9 % de salariés syndiqués est largement un trompe-l’œil, puisque nombre d’entre eux appartiennent à la sphère publique. Il suffit de se rendre au Congrès d’une confédération pour s’en rendre compte : les fédérations de fonctionnaires tiennent souvent des propos davantage en rupture avec l’économie de marché que les représentants issus de branches ou de fédérations industrielles, plus modérés, plus en prise avec les difficultés du terrain. Sans oublier que l’adhésion à une organisation syndicale est plus engageante qu’un vote ponctuel, qui peut-être influencé par un ras-le-bol.

Pour avoir des syndicats véritablement représentatifs, l’ANDRH a fait des propositions dans le passé, a rappelé son président. En 2011, elle a ainsi souhaité que les entreprises se pronnoncent clairement en faveur de l’importance de l’adhésion et qu’elles puissent abonder d’une façon ou d’une autre les cotisations payées par les salariés. La philosophie suivie est de trouver "un système qui incite davantage les salariés à adhérer".

"Nous restons dans une logique de la défiance réciproque", regrette Jean-Christophe Sciberras qui estime la situation d’autant plus dommageable "que le législateur délègue de plus en plus la production de normes aux partenaires sociaux." Pour sortir de cette défiance, répondant à une question sur la formation des représentants syndicaux que l’entreprise pourrait prendre en charge, il a estimé qu’il "fallait former les managers avant les délégués du personnel". Car pour sortir de la défiance, chacun doit faire une partie du chemin. Les organisations syndicales voulant garder la main sur la formation des représentants, à l’entreprise de prendre le taureau par les cornes et d’initier ses managers à l’intérêt du dialogue social.

Christophe Bys

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