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L'Usine Energie

Le patron de Total appelle le gouvernement à prendre "des décisions courageuses"

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Vu sur le web Dans une interview publiée sur le site des Echos mercredi 28 août, Christophe de Margerie a appelé le gouvernement "à des décisions courageuses" et "crédibles", critiquant la "résurgence du colbertisme" et le manque de changement en France. "Le moment est venu d’accompagner la transformation de nos entreprises industrielles, pour qu’elles créent de la valeur et survivent dans la compétition mondiale", affirme le patron de Total.

Le patron de Total appelle le gouvernement à prendre des décisions courageuses © L. Villeret - L'Usine Nouvelle

"La préparation de l'avenir passe d'abord par une analyse lucide de la situation présente et par une série de décisions courageuses", a déclaré le patron du géant pétrolier français, Christophe de Margerie, dans une interview publiée sur le site internet des Echos mercredi 28 août.

Rendre crédibles les objectifs du gouvernement pour 2025

"Si l'on veut vraiment aborder 2025 dans les meilleures conditions, tâchons d'abord de réussir 2014", fait-il valoir, en allusion au récent séminaire gouvernemental sur la France de 2025.

Le patron de Total critique ainsi cet exercice, qualifié de "catalogue de bonnes intentions (...) qu'il s'agit maintenant de rendre crédibles".

Le changement, c'est pour quand ?

Si la question de la compétitivité fait l'objet de nombreux débats, "concrètement, est-ce que vous avez le sentiment que les choses changent ? Pas moi...", affirme-t-il. "Le moment est venu d’accompagner la transformation de nos entreprises industrielles, pour qu’elles créent de la valeur et survivent dans la compétition mondiale", poursuit le patron de Total.

"A force d'incohérence, de pusillanimité, la parole publique n'inspire plus confiance à personne. Il y a trop souvent, chez nos gouvernants - et je ne parle pas seulement de l'équipe actuelle -, la tentation de reporter à plus tard ce qu'on ne veut pas régler tout de suite", ajoute Christophe de Margerie.

Incompréhension face à la résurgence du colbertisme

Christophe de Margerie égratigne également l'influence prêtée au sommet du pouvoir par des patrons ou ex-patrons "colbertistes" comme Jean-Louis Beffa ou le Commissaire général à l’investissement Louis Gallois.

"Honnêtement, je ne comprends pas cette résurgence du colbertisme à l'heure de la mondialisation. Le colbertisme, c'est la quintessence de l'Etat interventionniste et c'est par définition contraire à l'internationalisation", critique le patron de Total.

Un tacle qui vise également le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et sa vision d'un Etat-stratège à travers une politique dite de "colbertisme participatif".

"Doter la France d’une véritable politique industrielle, c’est très bien, à condition que cela ne revienne pas à préserver des secteurs qui ne sont plus concurrentiels, souligne le dirigeant. Promouvoir l’industrie française, c’est aussi soutenir les ingénieurs et les équipes capables de développer des projets à l’étranger, avec de la technologie française mais pas forcément avec des produits français".

 

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