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L'Usine de l'Energie

Le patron de RTE tacle Emmanuel Macron sur une possible ouverture du capital de l'entreprise

Manuel Moragues

Publié le

Emmanuel Macron avait évoqué une possible ouverture du capital de RTE par sa maison-mère EDF. François Brottes, son président, assure que c’est le projet d’entreprise qui guidera l’évolution du capital.

L’homme a un franc-parler qui le distingue de son prédécesseur plus feutré, Dominique Maillard. Et il en use pour mettre les points sur les "i". Même lors d’exercices aussi neutres que la présentation à la presse du bilan électrique annuel établi par son entreprise, RTE.

Interrogé mercredi 3 février sur la question d’une cession partielle de RTE par EDF évoquée par Emmanuel Macron dans le Figaro, François Brottes, président de RTE, hausse le ton : "C’est le projet d'entreprise qui déterminera la manière dont les choses pourront évoluer."

"Autrement dit, c'est bien la détermination de notre destin en vue des missions qui sont les nôtres qui feront l'évolution du capital de RTE, et pas autre chose !" Silence dans la salle, qui se prolonge, au point que le dirigeant propose alors, avec malice : "Vous voulez que je le dise plus gentiment ?"

Pour autant, François Brottes a salué les propos du ministre de l’Economie, qui a déclaré au Figaro "qu’un projet industriel ambitieux qui offre de la visibilité à EDF et à ses salariés peut être dessiné pour RTE." "Je me félicite que l’on parle de RTE en termes de projet d’entreprise. Cela évite que l’on en parle seulement comme d’une variable d’ajustement pour les comptes de tel ou tel acteur", a déclaré le dirigeant, faisant bien sûr allusion à EDF et à ses besoins financiers.

Le mouvement comme impératif

Depuis six mois à la tête de RTE, François Brottes élabore avec ses équipes ce projet d’entreprise qu’il prévoit de présenter cet été. Un projet "qui s’inscrit dans la nécessité de bien gérer cette transition [énergétique, ndlr] dans la durée […] avec sûrement de nouveaux actifs - on a évoqué le stockage de l’énergie. Et qui nous impose aussi d’être en écoute et en anticipation sur des mouvements européens", avec Bruxelles qui pourrait édicter cette année des règles complémentaires pour les opérateurs de réseaux.

François Brottes affiche un impératif : le mouvement. "On doit être en mobilité dans cette Europe de l’énergie qui monte en puissance." Il constate une "accélération [qui] nous oblige à anticiper". Par exemple : "Il n’est pas impossible qu’on doive intégrer de nouveaux actifs ou de bouger à l’international […] et il ne faut pas qu’on se réveille un jour sans les moyens de le faire." Ce qui pourrait nécessiter une augmentation de capital. 

Manuel Moragues

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2 commentaires

Nom profil

13/02/2016 - 09h57 -

Cet homme est dangereux.
Ancien journaliste, politique habile mais gagné à l'idéologie Verte, il a été mis à la tête du joyau d'EDF par son copain Hollande (elle est loin la volonté d'une République exemplaire).
Pour mettre les points sur les "i" comme lui :
- il n'a aucune compétence dans un domaine où sans formation scientifique de haut niveau, on dit et fait n'importe quoi
- il a emporté avec lui son idéologie : celle de vouloir stocker de grands masses d'énergie électrique (avec de la méthanation !!!) à l'heure où l'on peine à développer des batteries pour voiture électrique.
Espérons qu'un prochain gouvernement mettra fin à ce péril majeur pour le système électrique de notre pays.
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Nom profil

09/02/2016 - 10h58 -

"C’est le projet d'entreprise qui déterminera la manière dont les choses pourront évoluer."

"Autrement dit, c'est bien la détermination de notre destin en vue des missions qui sont les nôtres qui feront l'évolution du capital de RTE, et pas autre chose !"

Un homme politique intègre doté d'une réelle vision pour l'avenir d'un service publique et le maintien d'un réseau de transport d'électricité national optimal? L'exception serait assez rare pour qu'on la remarque... le mélange des genres peut s'avérer assez dangereux pour la pérennité d'une entreprise qu'elle soit partiellement ou intégralement publique.

[L'Opinion] décrit ainsi RTE comme « un joli "fromage" de la République où François Hollande recase ses proches un à un » (source Wikipédia, « RTE, nouveau fromage de la République hollandaise » L'Opinion,? 1er octobre 2015).
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