Le patron de GE trouve le nucléaire "difficile à justifier"

Le PDG du conglomérat américain General Electric a jugé lundi l'énergie atomique "très difficile à justifier" du fait principalement de l'essor du gaz, dans un entretien au Financial Times.

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Le patron de GE trouve le nucléaire

"Quand je parle aux gens qui dirigent les compagnies pétrolières, ils me disent 'regardez, on trouve de plus en plus de gaz'. C'est juste difficile de justifier le nucléaire, très difficile. Le gaz est tellement bon marché qu'à un moment, l'économie décide", a déclaré Jeff Immelt, le PDG de General Electric, au quotidien financier américain.

"Le monde de l'énergie aujourd'hui, c'est le gaz et le vent", a-t-il assuré.

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La coentreprise nucléaire entre General Electric et le japonais Hitachi est l'un des principaux constructeurs nucléaires mondiaux avec le français Areva et l'américano-japonais Westinghouse (groupe Toshiba). GE a ainsi fabriqué trois des réacteurs de Fukushima-Daiichi, dont deux ont été accidentés.

Mais le chiffre d'affaires de cette division, voisin du milliard de dollars par an, est une goutte d'eau dans l'activité de General Electric dans l'énergie (centrales thermiques, éolien, solaire) et toutes branches confondues (147,3 milliards en 2011).

Selon l'AFP, les déclarations du patron de GE illustrent deux des bouleversements de l'énergie mondiale : la catastrophe de Fukushima l'an dernier, qui a notamment éloigné de l'atome les deux géants que sont le Japon et l'Allemagne, et le boom du gaz de schiste aux Etats-Unis entamé depuis 2007-2008.

Le premier s'est traduit par un bond des prix du gaz en Asie pour remplacer les centrales nucléaires arrêtées au Japon, mais le second a annihilé les importations de gaz aux Etats-Unis et a entraîné un effondrement des prix outre-Atlantique, le marché national de GE. Ce gaz bon marché rend la production d'électricité thermique moins chère que l'atome.

Si la "renaissance nucléaire" attendue par les industriels a fait long feu, les grandes organisations internationales comme l'Agence internationale de l'Energie (AIE) ou l'OCDE n'ont pour l'instant que légèrement revu à la baisse leur croissance attendue de l'énergie nucléaire dans le monde.

La Chine reste le grand marché le plus porteur pour les fabricants nucléaires, ainsi que le Royaume-Uni qui a maintenu son plan de nouvelles centrales. L'Inde ou les pays du Golfe sont également des zones où le nucléaire est amené à se développer.

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