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Le patron d'EDF se veut rassurant sur la solidité de l'EPR de Flamanville

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Vidéo Invité de BFM Business Jean-Bernard Lévy s'est dit confiant ce matin concernant la solidité de l'EPR de Flamanville alors que l'Autorité de sûreté nucléaire avait remarqué en avril dernier l'existence de défauts dans la composition de l'acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur.

Jean-Bernard Lévy veut rassurer sur l'EPR. Invité de BFM Business, le patron d'EDF a notamment réagi ce mardi matin au nouveau report de livraison du nouveau réacteur nucléaire en constuction à Flamanville (Manche), annoncé par le groupe début septembre. L'EPR n'entrera en service qu'au quatrième trimestre 2018 (6 ans de retard) et son coût de construction atteint désormais 10,5 milliards d'euros (contre 3,3 milliards initialement). 

"On est tout à fait confiant que la cuve montrera qu'elle n'a pas de problème"

"Alors l'EPR de Flamanville, certes il coûte un peu cher, certes les délais ont dérapé, mais c'est un prototype, a rappelé le dirigeant. Nous allons l'optimiser après avoir construit Flamanville et avec les retours d'expérience des deux EPR actuellement construits en Chine. Et lorsque nous aurons à renouveler notre parc, à l'horizon 2020, nous disposerons de ces retours d'expérience". Pour lui, "le défi d'EDF est de continuer à produire une électricité aussi compétitive qu'actuellement", rappelant qu'à consommation égale, "les Allemands paient leur électricité près de deux fois plus cher que les Français". 

Alors qu'en avril, l'autorité de sûreté nucléaire (ASN) a notifié l'existence de défauts dans la composition de l'acier dans certaines zones du couvercle et du fond de la cuve du réacteur de l'EPR, EDF et Areva doivent réaliser de nouveaux tests. Là aussi, Jean-Bernard Lévy affiche sa confiance : "le chantier de Flamanville est dans de bonnes mains aujourd'hui". Il a précisé que les essais vont se dérouler "pendant l'automne. Ensuite, on va dépouiller les essais, on aura des conclusions d'ici 6 à 9 mois. On est tout à fait confiant que la cuve montrera qu'elle n'a pas de problème".

Le coût de maintenance du parc nucléaire va exploser

Concernant la maintenance du parc nucléaire actuel, Jean-Bernard Lévy a indiqué que le coût d'entretien passerait de 3 milliards d'euros à 5 milliards par an. "C'est comme une voiture vieillissante. A mesure qu'elle accumule des kilomètres, elle a besoin de passer plus souvent au garage et de changer plus souvent de pièces. C'est pareil pour les centrales. Le parc vieillit, donc à maintenir et entretenir, il va coûter un peu plus cher dans les années qui viennent. On va devoir renouveler un certain nombre de pièces et améliorer la sûreté après Fukushima pour se conformer aux nouvelles normes", a-t-il expliqué. 

Sur la période 2012-2025, EDF prévoit d'investir 50 milliards d'euros pour moderniser ses centrales nucléaires. Parrallèment, l'électricien français souhaite doubler son parc d'énergie renouvelable, qui passera de 28 à environ 50 gigawatts en 15 ans. 

Revoir l'intervention de Jean-Bernard Lévy sur BFM Business :

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