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L'Usine de l'Energie

Le Parlement européen compte interdire l'huile de palme dans les agrocarburants

Franck Stassi , ,

Publié le , mis à jour le 25/01/2018 À 15H54

Zéro huile de palme dans les agrocarburants ? C'est ce que voudrait le Parlement européen. Les principaux pays exportateurs, dont la Malaisie, sont déjà vent debout contre cette mesure.

Le Parlement européen compte interdire l'huile de palme dans les agrocarburants © D.R. - WWF

Le Parlement européen a émis le souhait d’interdire, à compter de 2021, l’huile de palme dans la composition des agrocarburants. Cette décision, qui peut encore évoluer selon l’évolution du processus entre le Parlement, le Conseil européen et la Commission européenne, s’inscrit dans un ensemble plus large de mesures sur l’énergie propre. En matière de transports, dès 2030, chaque Etat membre devra ainsi intégrer 12% de sources renouvelables parmi le mix énergétique des transports. Les agrocarburants dits "avancés", comme les carburants de transport renouvelables d'origine non biologique et les combustibles fossiles à base de déchets et d’électricité renouvelable devront représenter au moins 1,5% en 2021 - et 10% en 2030 - des sources d'énergies utilisées dans les transports.

La Malaisie monte au créneau

Si la décision du Parlement européen se confirme, il s’agirait d’un coup dur pour les producteurs d’huile de palme. Deuxième exportateur mondial derrière l’Indonésie, la Malaisie est ainsi immédiatement montée au créneau. "Cette décision est clairement un cas de discrimination à l’encontre des pays producteurs d’huile de palme. Il s’agit également d’un pas en arrière qui va ajouter de l’incertitude dans le commerce mondial", a réagi son ministre du Commerce international et de l’Industrie, Dato' Sri Mustapa bin Mohamed. Le pays, pour qui l’Union européenne représente 15,2% de ses exportations d’huile de palme, envisage de porter un recours auprès de l’Organisation internationale du commerce. Il souhaite aussi renforcer sa collaboration avec les autres producteurs.

"Nous allons regarder ce qui se passe en Inde et en Chine, s’ils augmentent leur volume de consommation. Nous devrions trouver comment réduire nos coûts de production, en particulier les coûts logistiques", a pour sa part indiqué Prachak Kongtanomtham, vice-président du premier exportateur cambodgien d’huile de palme, Mong Reththy Investment Cambodia Oil Palm Co.

Quid de la raffinerie de La Mède ?

En France, cette décision pourrait réduire la rentabilité du projet de reconversion de la raffinerie de La Mède (Bouches-du-Rhône). Porté par Total, cet investissement d’un montant de 275 millions d’euros, annoncé dès 2015, consiste à transformer l'unité de production en bioraffinerie. Ouverte en 1935, l’usine avait cessé le raffinage de pétrole brut en 2016. Prévu pour produire 500 000 tonnes de biodiesel par an, le site devait notamment s’approvisionner en huile de palme, aux côtés d’autres huiles végétales et d’huiles alimentaires recyclées. "Si demain le groupe Total met en route sa raffinerie de La Mède, s'approvisionner en huile de palme à hauteur de 500 000 tonnes sera difficile", a pour sa part réagi le président de la Fédération des producteurs d’oléagineux et protéagineux (Fop), Arnaud Rousseau, également à la tête du groupe Avril, à l’occasion de l’assemblée générale de l’organisation.

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