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L'Usine de l'Energie

Le parc éolien offshore de Fécamp devant la Cour administrative d'appel de Nantes

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Publié le , mis à jour le 29/05/2017 À 17H46

NANTES (Reuters) - Le rapporteur public a préconisé lundi à la cour administrative d'appel de Nantes de rejeter le recours déposé contre le projet de parc éolien offshore prévu au large de Fécamp (Seine-Maritime), non loin des falaises d'Etretat.

Le parc éolien offshore de Fécamp devant la Cour administrative d'appel de Nantes
une éolienne offshore d'Alstom
© Alstom

Les 83 éoliennes fabriquées par General Electric (ex-Alstom), qui seront implantées à une distance comprise entre 13 et 22 km du rivage, au large de Fécamp, sont censées couvrir les besoins en électricité de 770.000 personnes, soit 60 % de la population de la Seine-Maritime.

Lors de l'audience, le magistrat a fait valoir que l'étude d'impact de la société Eoliennes Off-Shore des Hautes Falaises (EOHF) - consortium composé de EDF-Energies nouvelles (EDF-EN), Enbridge et de WPD Offshore - était "suffisante" à tous points de vue, que ce soit sur les "effets visuels" des éoliennes sur les falaises d'Etretat, le risque de "turbidité" des eaux de mer ou bien encore la prise en compte des tempêtes. Le rapporteur public a également écarté les "graves risques" que ferait courir le parc éolien de Fécamp sur la faune marine et les oiseaux migrateurs, selon les sept associations à l'origine du recours.

Il juge enfin que leurs arguments sur les incidences du parc éolien sur les conditions de pêche et de plaisance n'étaient "pas nécessairement convaincants", dans la mesure où aucun syndicat de pêcheurs ou association de plaisanciers n'avait jugé nécessaire d'attaquer le projet. L'avocat des sept associations requérantes a néanmoins insisté sur l'absence de prise en compte des "effets cumulés" des différents champs d'éoliennes en mer français.

"Le littoral de l'ouest de l'Europe se couvre peu à peu de parcs de ce type", a déploré Me Francis Monamy. "Il y aura évidemment des conséquences importantes pour la faune aquatique et les oiseaux migrateurs : chaque champ va générer un "effet barrière" pour leurs migrations... Mais chaque promoteur monte son projet dans son coin, sans que personne n'étudie les effets cumulés des différents parcs", a-t-il regretté.

La cour administrative d'appel de Nantes, qui a mis sa décision en délibéré, rendra pour sa part son arrêt sous quinze jours. Le 15 mai dernier, elle avait déjà rejeté un recours similaire contre le projet d'éoliennes offshore prévu au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Cette juridiction a été désignée par le gouvernement pour statuer en premier et dernier recours sur tous les recours dirigés en France contre les éoliennes offshore afin de ne plus perdre de temps dans ce dossier "hautement politique", selon Me Francis Monamy, qui défendait également les associations opposées au parc de Saint-Nazaire.

 

(Guillaume Frouin, édité par Yves Clarisse)

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