Le Pacte d'avenir pour la Bretagne entre en application

Le Premier ministre se déplace, ce vendredi 13 décembre à Rennes, pour signer le Pacte d'avenir pour la Bretagne et rapidement démarrer sa mise en œuvre moyennant une enveloppe de 2 milliards d'euros destinée notamment à l'agroalimentaire et l'agriculture. Les organisations professionnelles considèrent que ce document a été conclu dans la précipitation.

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Le Pacte d'avenir pour la Bretagne entre en application

Les manifestations des "bonnets rouges" mi-octobre contre l'écotaxe et la cascade de licenciements dans l'agroalimentaire ont incité le gouvernement à élaborer un Pacte d'avenir pour la Bretagne. Il est signé ce vendredi après-midi à Rennes, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault accompagné de plusieurs ministres dont Michel Sapin pour le travail et la formation et Stéphane Le Foll pour l'agriculture.

Prévu pour être déployé entre les années 2014 et 2020, ce programme atteint la somme de 2 milliards d'euros financés par l'Etat, le Conseil régional de Bretagne, Bpifrance et l'Europe. La moitié de la somme sera destinée aux secteurs de l'agriculture et de l'agroalimentaire pour surmonter les difficultés, diversifier les activités des entreprises et les accompagner dans les indispensables innovations. Une enveloppe d'urgence de 30 millions d'euros est prévue à court terme pour aider à la réembauche des salariés licenciés des abattoirs Gad, Doux et de l'entreprise de transformation de saumons Marine Harvest. La mise à deux fois deux voies de l'axe routier central RN164 est également financée par le Pacte d'avenir pour la Bretagne, ainsi que le renforcement des capacités d'accueil du port de commerce de Brest pour qu'il puisse se diversifier dans les énergies marines renouvelables.

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eteindre la contestation

Ce Pacte n'est pas du goût de toutes les organisations professionnelles. Les syndicats auraient souhaité un volet social plus étoffé, le patronat considérant qu'il n'est pas "à la hauteur" des enjeux et de la crise économique qui sévit en Bretagne. Surtout, la plupart des observateurs estiment que la somme de 2 milliards d'euros ne correspond pas à des financements nouveaux, elle serait le résultat, dans la plupart des cas, d'engagements publics déjà pris.

Le gouvernement espère néanmoins que ce Pacte va éteindre la contestation et permettre à l'économie bretonne de retrouver le chemin de la croissance. Il n'est pas sans craindre une contagion dans les autres régions de France qui pourraient être tentées par un programme financier public de ce type venant se rajouter aux prochains contrats de plan Etat-Région qui seront progressivement mis négociés en 2014.

Stanislas du Guerny

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