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L'Usine de l'Energie

Le One Planet Summit, pour quoi faire ?

Olivier Cognasse , , ,

Publié le

Analyse Alors que l’urgence climatique est bien présente et que l’OCDE alerte les pays sur les efforts à accomplir, la seconde édition du One Planet Summit a lieu ce mercredi 26 septembre à New York.

Le One Planet Summit, pour quoi faire ?
New York accueille la deuxième édition du One Planet Summit.
© Brendan McDermid

Le One Planet Summit va-t-il accoucher d’une souris ? C’est bien le risque de tels rassemblements pleins de bonnes intentions et qui débouchent le plus souvent sur des promesses sans lendemain. Personne n’a oublié l’Accord de Paris du 12 décembre 2015.

Depuis, les Etats-Unis et l’Australie ont adressé un bras d’honneur à la communauté internationale, et la France, si prompte à s’ériger en leader de la lutte contre le dérèglement climatique est bien loin du compte. Il suffit de consulter le premier observatoire Climat-énergie pour voir que la France est très en retard sur ses objectifs, notamment dans les secteurs du bâtiment et des transports. Et pourtant, Le Président de la République, Emmanuel Macron "tient le leadership politique au niveau international sur le sujet depuis le One Planet Summit de l’an passé", rappelle Lucile Dufour, responsable des politiques internationales et développement pour Réseau action climat France (RAC), qui fédère les associations impliquées dans le changement climatique.

 

Connaître l’impact des initiatives de l’an passé

"Trois ans après la prise d’engagements à la COP21, à Paris, l’écrasante majorité des pays n’a pas adopté les mesures qui s’imposent pour contenir la montée des risques climatiques, indique l’OCDE dans un communiqué. Alors que les émissions sont reparties à la hausse, les gouvernements des pays de l’OCDE doivent réellement passer à l’acte pour placer leurs économies sur une trajectoire bas-carbone et cesser d’investir dans des infrastructures émettrices de carbone."

"Au sommet de 2017, il y a eu des annonces très hétérogènes avec des objectifs chiffrés ou non. Il est difficile d’avoir une vision globale, même si on peut noter certaines avancées comme sur le transport maritime international qui s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre, analyse Lucile Dufour. Mais on attend du sommet de New-York qu’il nous démontre l’impact des initiatives avancées l’an passé."

La Pologne entre la COP24 et sa dépendance au charbon

L’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a lancé une alerte sur le manque d’action du gouvernement. "Emmanuel Macron co-organise l’événement. On attend qu’il rende des comptes sur les objectifs de la France. On ne peut pas des contenter de discours au niveau international et d’enregistrer beaucoup de reculs sur la loi hydrocarbures, la loi alimentation, sur la baisse de la part du nucléaire. Il doit montrer que la France est exemplaire", demande Lucile Dufour.

Et pendant ce temps-là, la Pologne vient de donner son feu vert pour la construction d’une centrale à charbon de 1000 MW à Ostrolenka. Aujourd’hui, ce pays qui va accueillir en décembre la COP24, produit à 90% son électricité avec des centrales à charbon et à lignite.
Quant aux autorités allemandes, elles n’ont reculé devant aucun moyen policier pour déloger les opposants à l’exploitation par RWE d’une mine de lignite à Hambach près de Cologne, qui aura pour conséquence la destruction d’une forêt millénaire.

L’OCDE dénonce le fait que les gouvernements continuent de consacrer près de 500 milliards de dollars par an pour subventionner le pétrole, le charbon et le gaz. Et 46 % des émissions mondiales échappent encore à toute tarification, et 12 % seulement donnent lieu à une tarification supérieure à 30 euros par tonne de CO2.

Patricia Espinosa, responsable des négociations climatiques à l’ONU considère que les engagements pris par les Etats ne suffiront pas à empêcher une hausse des températures de 3°C en 2100. Certes, le financement vert a progressé – le marché des obligations vertes a par exemple connu une croissance spectaculaire de 1000 % entre 2012 et 2017. Mais on est loin du compte.

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