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L'Usine Agro

Les producteurs de blé disent mettre le cap sur l'agroécologie

Franck Stassi ,

Publié le , mis à jour le 20/02/2019 À 16H56

L’Association générale des producteurs de blé (AGPB), à la tête de laquelle Eric Thirouin vient de succéder à Philippe Pinta, planche sur l’élaboration d’un cahier des charges environnemental, social et économique pour démontrer que le bio n'est pas la seule réponse aux préoccupations des consommateurs.

Les producteurs de blé disent mettre le cap sur l'agroécologie
Eric Thirouin succède à Philippe Pinta à la tête de l'Association générale des producteurs de blé.
© AGPB

Un nouveau président pour l’Association générale des producteurs de blé (AGPB). Eric Thirouin, qui en était jusqu’alors secrétaire général, succède à Philippe Pinta, en poste depuis 2005. Agriculteur depuis trente ans à Béville-le-Comte (Eure-et-Loir), il est président de la Chambre d’agriculture de son département et secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. Il devra mettre en œuvre le projet stratégique présenté mi-février lors du dernier congrès de l’AGPB.

Afin de "répondre aux attentes de la société, sortir de la spirale des contraintes sur les moyens de production, créer de la valeur ajoutée, et assumer une transition agroécologique, avec le concours des pouvoirs publics", la fédération professionnelle entend faire valoir les avantages environnementaux de la diversification des assolements, de l’implantation de haies, de la méthanisation et de la commercialisation en circuits courts. "Aujourd’hui, seul le bio est reconnu", regrette-t-elle. Ce plan de transition agroécologique de la filière oléoprotéagineux et grandes cultures est chiffré à 10 milliards sur quinze ans.

"Tout le monde n'a pas les moyens de manger bio"

"Prenons garde à ne pas promouvoir que le schéma simpliste de la montée en gamme et des prix! Tout le monde n’a pas les moyens de manger bio! En cela, le mouvement des Gilets jaunes nous rappelle la réalité que vivent une grande partie de nos concitoyens", a affirmé le président sortant de l'AGPB Philippe Pinta en clôture du congrès de Compiègne, le 19 février.

L'AGPB plaide pour une nouvelle politique agricole commune (PAC) harmonisée, au budget maintenu. L'association se déclare très inquiète de la décision de la Cour de justice européenne concernant les nouvelles techniques de sélection végétale (NBT ou new breeding technologies, assimilées à des OGM au niveau européen) "qui ouvrent un véritable espoir pour l'amélioration des semences pour résister aux maladies et s'adapter au changement climatique".

Un cahier des charges pour défendre la qualité de leur production

L'AGPB étudie un cahier des charges RSE pour faire converger les différentes démarches, publiques et privées, et les labels. L’objectif est d’en faire un référent de la production française à l’export. Ce cahier des charges devra par ailleurs faire office de rempart dans les négociations avec les pouvoirs publics. "Les céréaliers subissent aujourd’hui [une] avalanche de nouvelles réglementations, parfois contradictoires, souvent absurdes, rarement constructives", regrette l’AGPB. Des volets sociaux et économiques sont également prévus pour se rapprocher des critères de la certification Haute valeur environnementale portée par le ministère de l’Agriculture et de l'alimentation.

Séduire les cadres

Parallèlement à cette feuille de route, l’AGPB a lancé une campagne de communication destinée aux cadres urbains afin de faire connaître les pratiques des agriculteurs auprès de cette cible. Selon un sondage réalisé par ViaVoice, 74 % des sondés auprès du grand public ont une bonne image des céréaliers. Ce chiffre plafonne à 53 % auprès de la population des cadres. Ceux-ci ne sont que 39 % (contre 62 % pour l’ensemble du grand public) à estimer que les céréaliers sont "particulièrement attentifs" à la qualité des produits de la filière.

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