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Le nouveau patron de Renault sera mieux payé que Thierry Bolloré et... Carlos Ghosn

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Publié le , mis à jour le 11/02/2020 À 07H44

Luca De Meo, futur directeur général de Renault, a visiblement bien négocié son salaire. Selon un document du groupe daté de janvier, il sera mieux payé que les deux derniers patrons du constructeur automobile : Thierry Bolloré et Carlos Ghosn.

Le nouveau patron de Renault sera mieux payé que Thierry Bolloré et... Carlos Ghosn
Nommé le 28 janvier 2020, Luca De Meo doit arriver à la tête de Renault à compter du 1er juillet.
© Renault

Le futur patron de Renault, Luca De Meo, n'a pas encore pris ses fonctions mais sa paye est déjà connue. Daté de janvier, un document publié par le groupe révèle la rémunération du nouveau directeur général. L'ancien dirigeant de Seat sera ainsi mieux rétribué que ses deux derniers prédécesseur.

Une rémunération fixe annuelle de 1,3 million d'euros

Nommé le 28 janvier 2020, Luca De Meo doit arriver à la tête de Renault à compter du 1er juillet. Sa rémunération avoisinera potentiellement 6 millions d'euros par an, en fonction de ses performances et de celles du titre Renault.

Cette paye comporte une rémunération fixe annuelle de 1,3 million d'euros, une part variable représentant jusqu'à 150 % de sa rémunération fixe et l'attribution de 75 000 actions de performance, selon un document disponible sur le site du groupe.

Luca De Meo dépasse Thierry Bolloré et Carlos Ghosn

Au total, la rémunération potentielle de Luca De Meo sera supérieure de 57 % à celle de Thierry Bolloré, son prédécesseur. Révoqué en octobre 2019 de son poste de directeur général, ce dernier disposait pour sa part d'un fixe de 900 000 euros, d'une part variable de 125 % et de 50 000 actions de performance, soit un package potentiel de l'ordre de 3,7 millions d'euros au cours de Bourse actuel.

En 2018, l'ancien PDG Carlos Ghosn devait percevoir de son côté au maximum 4,7 millions d'euros : un salaire fixe de 1 million d'euros, auquel il faut ajouter un salaire variable maximum de 1 million d'euros et 80 000 actions de performance. Grâce à ses fonctions chez Nissan et Mitsubishi, la paye de l'homme d'affaires approchait les 15 millions d'euros. L'arrestation du magnat de l'automobile en novembre 2018 pour soupçons de malversations financières ne lui a toutefois pas permis de recevoir toute sa rémunération variable et ses actions de performance chez Renault.

Le salaire du patron de Renault, un sujet polémique

Luca De Meo aurait "accepté de baisser sa rémunération fixe plus variable" selon une source proche du dossier citée par Business Insider. Sujet sensible, son salaire risque toutefois de faire polémique.

Pour l'exercice 2018, sous pression de l'État français (actionnaire à 15 % de Renault), Carlos Ghosn avait dû accepter une baisse de 30 % de son salaire. L'ancien PDG avait également accepté une baisse similaire de sa rémunération variable, en 2013, sous la pression des syndicats.

Avec Reuters (Jean-Michel Bélot et Benoît Van Overstraeten, édité par Nicolas Delame)

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