Le nombre de défaillances d’entreprises recule en novembre

Signe de l’amélioration de la conjoncture, le nombre de défaillances recule en novembre. Ce ne sont « que » 20.000 emplois qui sont menacés, soit 3500 de moins qu’en octobre. Le crédit fournisseur reste l’ultime solution en cas de difficultés. Conséquence : un effet domino entre clients et fournisseurs.

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Moins de défaillances qui menacent moins d’emplois, tel est le constat dressé par la Coface. L’observatoire mensuel établi par cet organisme parle d’un reflux du nombre de défaillances d’entreprises en novembre. Ce sont 5 439 entreprises qui ont été en situation de défaillance en novembre, soit 8 % de moins qu’en octobre. Sur un an, le nombre de défaillances est de 66 070 avec un total qui diminue mois après mois. En nombre d’emplois, ce sont 20 000 emplois qui sont menacés par les défaillances de novembre, soit 3 500 de moins qu’en octobre. Le nombre d’emplois en danger par défaillance est stable depuis 6 mois aux environs de 3,7.

Les encours sont importants dans le BTP, les métaux et le textile cuir

Autre bonne nouvelle, les encours concernés par ces défaillances diminuent de 30 % par rapport à l’année dernière, s’établissant à 421 millions d’euros. La baisse est de 25 % par rapport à la fin du mois d’octobre. Tout dépend ensuite des secteurs. Ainsi, une défaillance d’entreprise sur 3 concerne le BTP. Les montants concernés, soit 489 millions d’euros - ne représentent qu’un cinquième des encours totaux. Le secteur des métaux est le deuxième en termes d’encours concernés (10 % du total) alors que seulement une défaillance sur 100 concerne ce secteur. Avec 7,2 % du total des encours, le secteur cuir textile habillement se place troisième (le nombre de défaillances dans ce secteur ne concerne que 3,9 % du nombre total).

Les fournisseurs, prêteurs en dernier ressort

Cette édition de l’observatoire confirme ce qui apparaît mois après mois. Les entreprises qui accordent des crédits fournisseurs sont davantage pénalisées par les défaillances que les banques. Une raison à cela : le crédit fournisseur représenterait les 2/3 du crédit des entreprises qui mettent la clé sur la porte. Une explication à cela : quand elles connaissent les premières difficultés de trésorerie, les entreprises en difficulté continuent à obtenir des délais de leurs fournisseurs, quand les banques ferment leurs guichets. Ce que confirme le fait suivant : les entreprises actives se financent majoritairement en crédit bancaire (57 %), le crédit fournisseur ne représentant que 43 % des moyens de financement. Pour Jérôme Cazes, directeur général de la Coface, « il n’est pas normal qu’autant d’entreprises se retrouvent banquiers de la dernière heure des entreprises défaillantes ». Ce dernière modère ceux qui verseraient trop vite dans l’optimisme : « il est trop tôt pour parler de fin de crise du crédit : le retour à des niveaux d’avant crise ne se fera qu’en 2010 ».

Christophe Bys

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