Economie

Le moral des industriels français se redresse

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L'indicateur synthétique de l'Insee qui mesure le moral des industriels français mois après mois s'est élevé à +95 en octobre. Soit un redressement de deux points par rapport à septembre (+93).

Après une chute à 90 en juin, l'indicateur retrouve son niveau du mois de mars mais reste encore éloigné de sa performance de début d'année, à 98 en janvier et février.

Les réponses des chefs d'entreprise en octobre « traduisent globalement un redressement de la conjoncture industrielle », relève l'Insee, et cette hausse de l'indicateur synthétique « suggère une tendance à l'amélioration du climat des affaires ». « Le plus dur est apparemment passé », analyse Marc Touati, le chef économiste de Natexis Banques Populaires.

Parmi les différents thèmes de l'indicateur, « les perspectives générales de production continuent de progresser », tandis que les carnets de commandes « se regarnissent », en particulier les carnets de commandes étrangers, qui continuent de se redresser légèrement.

L'opinion des entrepreneurs sur la tendance récente de la production demeure toutefois « à un niveau bas », insiste l'Insee. Après s'être redressées nettement pendant l'été, les anticipations des industriels sur leurs perspectives personnelles de production se stabilisent en octobre à un niveau proche de leur moyenne de long terme. Ces dernières, atteignent, toutefois,  « un plus haut depuis décembre 2002 », commente Marc Touati.

Les perspectives personnelles des industriels en matière de prix de vente ont peu évolué depuis l'enquête de septembre, relève l'Insee.  Et le jugement des industriels sur les stocks de produits finis varie peu. Enfin, l'indicateur de retournement, qui signale un climat conjoncturel favorable ou défavorable, reste dans la zone neutre.

Selon les chefs d'entreprises interrogés par l'Insee, l'activité des secteurs des biens intermédiaires et de l'automobile s'est redressée ces trois derniers mois alors que celle des biens d'équipement et de consommation s'est dégradée sur la même période. Pour le trimestre à venir, les industriels dans les biens intermédiaires perçoivent une légère amélioration de leur activité, ceux des biens d'équipements et de l'automobile, anticipent, respectivement, une stabilisation et une poursuite du redressement de leur activité, alors que dans les biens de consommation, les industriels annoncent un repli de leurs perspectives de production personnelles pour les trois mois à venir.

Il n'y a « pas de quoi s'enthousiasmer, tempère Marc Touati. Le climat des affaires reste 5 points en deçà de sa moyenne de longue période et 26 points en deçà de ses sommets de 2000 ! ».

Selon lui, « la reprise qui semble s'installer dans l'industrie française est à la fois corrective et molle : elle sera suffisante pour éviter que la France ne plonge dans une récession durable, mais insuffisante pour retrouver une croissance significativement supérieure à 1,6 % en 2004 ». Et, « pour la première fois depuis 1996, la croissance allemande dépassera celle de la France l'an prochain », pronostique-t-il.

Jean-Michel Meyer

 

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