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"Le modèle économique des écoles souffre", pour François Cansell, président de la Cdefi

Cécile Maillard , , ,

Publié le

Entretien François Cansell, nouveau président de la Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI), propose qu'entreprises et élèves participent un peu plus au financement des formations d’ingénieurs.

Le modèle économique des écoles souffre, pour François Cansell, président de la Cdefi

L'Usine Nouvelle - Vous venez d’arriver à la tête de la Cdefi. Comment vont les écoles ?

François Cansell - Leur modèle économique souffre. Face aux restrictions budgétaires de l’État, toutes les écoles d’ingénieurs connaîtront des difficultés financières. Une de mes priorités sera de trouver un modèle économique pérenne. On ne peut pas attendre que la qualité du diplôme d’ingénieur, reconnue mondialement, baisse. Il faut se mettre autour de la table et sortir des dogmes.

Quels dogmes ?

Les frais de scolarité et la participation des entreprises au financement. Former un ingénieur coûte environ 10 000 euros par an. Il faut redéfinir l’équilibre entre l’État, le citoyen et l’entreprise. L’État doit continuer à investir dans la formation scientifique et technologique dont a besoin le pays. Mais ses moyens sont limités. Pourquoi ne pas augmenter les frais de scolarité, avec un système de bourses qui permette à ceux qui en ont la capacité d’accéder à l’enseignement supérieur ? Les étudiants étrangers, sauf s’ils sont dans nos écoles grâce à un accord entre leur pays et la France, paieraient le vrai coût de leur formation. Les entreprises pourraient rembourser une partie de la formation des ingénieurs qu’elles recrutent. Participer pour un tiers leur coûterait 10 000 euros, moins que les honoraires d’un cabinet de recrutement pour un ingénieur.

Que doivent-elles améliorer ?

L’international. Elles envoient leurs élèves à l’étranger, mais doivent attirer plus d’étudiants venus d’autres pays. C’est essentiel au développement économique de la France. Elles doivent aussi progresser en recherche, en apportant leur expertise aux PME et ETI. L’emploi et l’innovation se nichent également dans les petites structures. Nos diplômés y seront de plus en plus nombreux. Parfois, ils auront créé ou développé ces entreprises. Voilà pourquoi de plus en plus d’écoles forment à l’entrepreneuriat.

Propos recueillis par Cécile Maillard

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