Le MIT promet un réacteur à fusion nucléaire plus puissant et moins cher qu’Iter

En utilisant des matériaux supraconducteurs nouveaux, l’université américaine MIT envisage un modèle de réacteur à fusion nucléaire compact et peu coûteux. Selon les chercheurs, cette source d’énergie massive et propre pourrait être construite sous dix ans.

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Illustration courtesy of the MIT ARC team

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Pour les fans de comics, le réacteur ARC est un objet technologique majeur ; c’est le puissant réacteur qui permet au super-héros Ironman d’alimenter son armure et de rester en vie. Pour les chercheurs du MIT (Massachusetts Institute of Technology), le réacteur ARC est une réalité. Dans leur cas, il s’agit d’un réacteur à fusion nucléaire qui, comme son acronyme l’indique, sera "Abordable, Robuste et Compact" (affordable, robust, compact). Il pourrait être fonctionnel dans 10 ans.

Selon l’équipe américaine, le réacteur ARC serait aussi puissant que le projet international Iter, actuellement en cours de construction à Cadarache (Bouches-du-Rhône) en France. Ce dernier est en chantier depuis 2007 et son coût prévisionnel est de 16 milliards d’euros. Mais grosse différence, ARC sera deux fois plus petit qu’ITER et beaucoup plus rapide à construire (environ 5 ans). Quant au coût, il ne devrait pas dépasser 5 milliards d’euros.

Des matériaux supraconducteurs plus puissants

Le secret ? En réalité, il n’y a pas de révolution de technologique. Comme pour Iter, ARC sera un réacteur en forme classique de Tokamak (une forme de donut, comme le précise le MIT). L’enjeu est de créer un plasma à des températures extrêmes. Ce dernier est contenu par un puissant champ magnétique. Au cœur de ce gaz brulant, les atomes d’hydrogène fusionnent en libérant une immense quantité d’énergie ; c’est la réaction qui se déroule au cœur du soleil. Elle produit de l’hélium et très peu de déchets radioactifs.

Là où ARC innove, c’est dans la manière de confiner le plasma. Elle passe par l’utilisation de nouveaux matériaux supraconducteurs à haute puissance, capables de générer des champs magnétiques bien plus intenses. Iter pour sa part, utilise des supraconducteurs à basse température. Seul hic : ces supraconducteurs révolutionnaires n’ont pas encore été testés hors des laboratoires.

Pour mémoire, fin 2014, le conglomérat géant industriel américain Lockheed-Martin annonçait le développement sous cinq ans d’un réacteur à fusion nucléaire transportable par camion.

Ludovic Dupin

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