Le ministre saoudien du Pétrole réfute toute guerre des prix

ACAPULCO, Mexique (Reuters) - Silencieux depuis des mois, le ministre saoudien du Pétrole, Ali al Naimi, a affirmé mercredi que la stabilité des marchés mondiaux restait la priorité de son pays et écarté les rumeurs de "guerre des prix" du pétrole, sans pour autant préciser comment il entendait mettre fin à la baisse des cours.

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Le ministre saoudien du Pétrole réfute toute guerre des prix

Alors que le prix du baril de Brent est tombé mardi à son plus bas niveau depuis plus de quatre ans sous 81 dollars, Ali al Naimi a déclaré que l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, voulait "coopérer avec d'autres producteurs pour assurer la stabilité des prix dans l'intérêt des producteurs, des consommateurs et du secteur tout entier".

"Parler de guerre des prix traduit un malentendu, délibéré ou pas, et n'a aucun fondement réel", a dit le ministre lors d'une conférence à Acapulco, au Mexique.

Prié par la suite par Reuters de dire si les cours actuels lui semblaient équilibrés, il n'a pas répondu.

L'Arabie saoudite ne s'est pas exprimée publiquement sur la baisse des cours du pétrole, qui dépasse 30% depuis juin, ce qui a conduit certains observateurs à s'interroger sur un possible changement de politique du royaume, soupçonné de vouloir maintenir ses parts de marché au risque d'alimenter la chute des prix.

"Nous ne cherchons pas à politiser le pétrole (...), pour nous, c'est une question d'offre et de demande, c'est uniquement économique", a dit Ali al Naimi.

"Nous voulons des marchés pétroliers stables et des prix stables parce que c'est bon pour les producteurs, les consommateurs et les investisseurs", a-t-il ajouté. "Il est donc vital que les pays de l'Opep et extérieurs à l'Opep, les producteurs et les consommateurs, poursuivent leur dialogue."

Les ministres du Pétrole de l'Opep doivent se réunir à Vienne le 27 novembre pour débattre de l'opportunité d'une réduction de leur objectif de production.

Certains pays membres du cartel, dont le Koweït, jugent improbable une baisse de la production mais en privé, des délégués commencent à évoquer la nécessité d'agir pour soutenir les cours, tout en reconnaissant qu'il sera difficile d'aboutir à un accord.

(David Alire Garcia, Marc Angrand pour le service français)

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