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Quotidien des Usines

Le ministère de l’Economie débloque les financements pour Irrifrance, détenu par un actionnaire syrien

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L’arbitrage du Premier ministre va débloquer les financements Coface et Bpifrance, indispensables à ce spécialiste de l’irrigation visant les marchés export. Son site de Paulhan (Hérault), où travaillent 120 salariés, doit sortir du chômage partiel dès lundi.

Le ministère de l’Economie débloque les financements pour Irrifrance, détenu par un actionnaire syrien © D.R

Le fabricant de matériel d’irrigation Irrifrance était dans le rouge, sans soutien de Coface et Bpifrance "depuis deux ans", précise son directeur général Jean-Pierre Boutonnier-Bousquet. Employeur de 120 personnes à Paulhan (Hérault), l’entreprise ne pouvait explorer comme elle le souhaitait les marchés export. Depuis quelques jours, la crise avait atteint un pic : 120 salariés étaient au chômage partiel depuis le 20 octobre et le président et actionnaire d’Irrifrance, l’homme d’affaires Syrien Osmane Aïdi, menaçait de se retirer.

Hydraulicien de formation, l’ancien propriétaire du Royal Monceau, réputé proche de l'ancien président Hafez-el-Assad, a investi 23 millions d’euros depuis la reprise de l’entreprise héraultaise. "Nous n’avions jamais eu de motivation aux refus d’étudier nos demandes", a indiqué jeudi 6 novembre le directeur général d’Irrifrance à usinenouvelle.com. L’arbitrage du Premier ministre, relayé par la recommandation du ministère de l’Economie, met fin à un grand malentendu. L’arbitrage a été rapidement confirmé : "j’ai reçu tard hier soir un courrier du directeur de la Coface et je dois avoir rapidement un rendez-vous avec la directrice de Bpifrance. Le chômage partiel sera levé dès lundi."

Le soutien des entreprises regionales et des elus de l'heRAULT

Dans cette crise, Irrifrance a bénéficié d’un fort soutien des entreprises régionales de la filière eau et des élus de l’Hérault. Le président et le conseil d’administration du cluster régional Swelia, dont Irrifrance est adhérent, avaient estimé, le 27 octobre, que "faire mourir une entreprise qui va bien avec un carnet de commandes, qui innove et qui exporte, avec 120 emplois : c’est criminel". Une manifestation avait rassemblé 300 personnes à Paulhan le 28 octobre. Soutien du Premier ministre Manuel Valls, le maire de Montpellier et président de l’agglomération Philippe Saurel s’était rendu à Paulhan. Dans un courrier au premier ministre le 30 octobre, il jugeait Irrifrance "victime de la décision arbitraire de la Coface et de la Banque publique d’investissement de retirer leur soutien financier" et demandait à Manuel Valls "d’intervenir auprès de la Coface et de la Bpi".

Aujourd’hui, Irrifrance se remet en ordre de bataille, en particulier sur les marchés internationaux, et a de bons contacts, notamment en Algérie : "Nous espérons sur l’exercice 2014-2015 réaliser 5 à 6 millions d’euros à l’export pour un total de 22 à 24 millions", lance Jean-Pierre Boutonnier-Bousquet. Irrifrance a réalisé un chiffre d’affaires de 19 millions d’euros, dont 3,5 millions à l’export sur l’exercice 2013-2014 (clos en août). "Nous espérons monter jusqu’à 30 à 50 % du chiffre d’affaires à l’export dans le futur".

Sylvie Brouillet
 

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