Le Midest ouvre sur l'industrie du futur

L'industrie du futur s'est imposée en fil conducteur de l'industrie tout entière. Et donc du salon de la sous-traitance Midest, qui ouvre mardi 6 décembre et se tiendra jusqu'au 9 à Paris Nord Villepinte. Avec un événement "Convergence pour l’industrie du futur" que doit inaugurer le président François Hollande.

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Le Midest ouvre sur l'industrie du futur
Au lendemain des attentats de Paris, le Midest avait attiré 34000 visiteurs professionnels.

L'industrie du futur, appelée industrie 4.0 outre-Rhin, s'est imposée en à peine deux ans comme le sujet central de l'industrie. Le Midest, le salon de la sous-traitance industrielle qui se tient du 6 au 9 décembre au Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte se transforme en conséquence. Il s'allie cette année à Smart Industries, le nouveau salon de l'usine intelligente et au Forum de l'industrie du futur, un espace qui abritera conférences, animations, démonstrateurs et villages dédiés à la recherche et l'innovation. De quoi former un nouvel événement, "Convergence pour l'industrie du futur", qui devrait à terme réunir les trois manifestations, selon Tahar Melliti, directeur général de l’Alliance pour l’industrie du futur.

Le président François Hollande doit venir inaugurer le salon mardi 6 décembre. Christophe Sirugue, le secrétaire d'Etat à l'Industrie, mais aussi Arnaud Montebourg, Valérie Pécresse, Laurent Wauquiez et d'autres sont également attendus. Une présence qui tranche avec le peu d'intérêt des politiques pour l'édition de l'an dernier. Certes, celle-ci avait été marquée par les attentats de Paris qui s'étaient produits à peine quelques jours plus tôt. Mais la venue des politiques reste un fait nouveau et apprécié : "C’est un symbole important de voir que les politiques viennent maintenant sur nos salons industriels. Ils ne vont plus seulement au salon de l'agriculture", se félicite Bruno Grandjean, président de la Fédération des industries mécaniques.

"Espoir de relance de l'industrie"

L'industrie du futur souffle un vent nouveau sur l'industrie française. "Le mot est sur toutes les lèvres", témoignait récemment auprès de L'Usine Nouvelle le dirigeant d'une ETI de la sous traitance électronique. Il se félicitait de ce que le sujet "suscite parmi les industriels des rencontres pour discuter et échanger des bonnes pratiques. On sent une mobilisation autour d'un espoir de relance de l'industrie."

Le consensus est clair : la réindustrialisation de la France, ou a minima le maintien de l'industrie française, passe par l'industrie du futur, soit l'industrie transformée par le numérique, des machines connectées au big data en passant par la robotique et l'intelligence artificielle. Le dirigeant de l'ETI, confronté au départ en Asie de la production de composants de grande série, y voit son salut avec la capacité à jongler efficacement entre de multiples productions de petite ou moyenne série grâce à une supply chain et une fabrication digitalisée.

Concrétiser les promesses

Pour cette autre ETI, sous-traitant de l'automobile, l'industrie du futur est aussi une question de survie. "Nous sommes allés au bout des méthodes classiques d'amélioration de la productivité. Il nous faut d'autres pistes pour supporter la pression sur les coûts des constructeurs", explique son directeur financier. Il espère aussi trouver dans les technologies et les méthodes de l'industrie du futur le moyen de "faciliter le passage de la conception à l'industrialisation et d'éviter ainsi les surcoûts liés au rattrapage de retards de production".

Amélioration de la productivité, flexibilité voire production personnalisée, réactivité, intégration d'une sous-traitance avancée, meilleure utilisation des ressources… L'industrie du futur mutliplie les promesses. Reste à savoir comment les concrétiser. Une question qui sera dans toutes les têtes ces jours-ci à Paris Nord Villepinte et à laquelle les 3 salons tenteront d'apporter des éléments de réponse.

Manuel Moragues

L'Alliance du futur, moteur en marche
A la suite de la "Nouvelle France industrielle" d'Arnaud Montebourg, Emmanuel Macron a lancé en 2014 l’Alliance pour l’industrie du futur. Objectif ? Orchestrer la rénovation de l’industrie française, en particulier celle des PME, à travers le regroupement d'organisations professionnelles et de centres de recherche. Différents dispositifs nationaux et régionaux en sont issus, qui ont attiré 3 400 entreprises. Parmi elle, Goulard, un fabricant de pièces métalliques pour les maisons de luxe. "Nous étions déjà dans la réflexion pour rénover notre outil de production, mais nous avions besoin d’un regard extérieur", explique Radoinne Boumrazne, le directeur de production de Goulard. "Nous avons eu un premier audit par une consultante désignée par le Cetim (l’un des membres fondateurs de l’Alliance, ndlr) qui connait très bien le monde du luxe. Ensemble, nous avons défini deux axes de travail : la capitalisation des savoir-faire et l’intégration de nouvelles techniques de production." L'enjeu, désormais, sera de diffuser l'industrie du futur toujours plus dans le tissu de PME. Ce qui passe par un rôle accru des Régions. Christophe Sirugue, secrétaire d’Etat à l’Industrie, a annoncé en octobre la nomination d’un ambassadeur de l’industrie du futur dans chaque région. Marine Protais

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