Le métro d'Alger enfin ouvert

Le président Abdelaziz Bouteflika a inauguré ce lundi la première ligne du métro de la capitale algérienne, avant une utilisation par les usagers demain, 1er novembre. La RATP exploite ce tronçon pour huit ans, en attendant les extensions déjà commencées.

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Le métro d'Alger enfin ouvert

Les Algérois, pris en permanence dans les bouchons, n'y croyaient plus et certains doutent encore, tant qu'ils ne seront pas montés dans une rame. Depuis trente ans, le projet a connu plus d'interruptions que de périodes actives entre la crise économique des années 80 et les années noires liées au terrorisme.

Enfin, depuis que les études ont été relancées en 2003, cette dernière phase a été menée avec un planning plus conforme à ce type de projet. "Depuis neuf mois, le rythme a été nettement accéléré", confie Pascal Garret, le directeur général de RATP El Djazaïr, la filiale de la RATP qui exploite le métro.

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Cette première ligne, de 9,5 km de long, compte dix stations entre la Grande Poste et l'Est de la ville. Elle dessert dans un premier temps six communes (cf. carte ci-dessous).

La construction a été assurée par un groupement comprenant Vinci, Siemens et l'espagnol CAF qui a fourni les 14 rames semi-automatiques. Systra, entreprise française d'ingénierie de transport urbain, a elle aussi été partie prenante dans le développement du métro algérois. Et elle doit encore assurer sa mission pendant deux ans.

L'exploitation du tramway à la clé

La RATP pour sa part a décroché l'exploitation et la maintenance en 2007 face à Keolis et à Veolia Transport. "Un appel d'offre qui a été réservé aux entreprises de langue française, grâce aux accords commerciaux entre les gouvernements algériens et français", rappelle Amar Tou, le ministre algérien des transports.

Cet accord semble également concerner le tramway dont le premier tronçon est en service depuis mars dernier. Actuellement, seule la RATP est candidate. Le Ministre des Transports précise qu'il n'y "a pas beaucoup d'entreprises capables de proposer un service de ce niveau. Avec la RATP, les algériens ne prennent aucun risque. Ils connaissent le métro parisien".

Si les débuts se passent bien sur la ligne 1 du métro, il ne fait aucun doute que RATP El Djazaïr décrochera l'exploitation du réseau de tramway, dont le matériel est fourni par Alstom. Ce qui facilitera le développement de l'intermodalité entre les deux moyens de transport.

Au total, 400 personnes travaillent pour la filiale de la RATP, dont seulement six français à terme. Avec les sous-traitants, l'exploitation et la maintenance concernent plus de 550 personnes. Auxquels, il faut ajouter la présence permanente de 8 policier dans chaque station.

Mais d'autres emplois sont à venir, entre le tramway, où 17 lignes sont programmées et les extensions de la ligne de métro programmées pour 2015 et une future ligne numéro 2. Pour Amar Tou, "il y aura à Alger en 2020, 40 kilomètres de lignes de métro et autant pour le tramway".

Un vaste programme qui fait partie du plan quinquennal du gouvernement pour les années 2010-2014 et qui consacre 40 milliards de dollars aux transports. Ces succès français viennent atténuer l'absence des entreprises françaises sur le développement du train, où 8000 km de voies ont été programmés, notamment pour des trains à grande vitesse.

Olivier Cognasse, envoyé spécial à Alger

1 Commentaire

Le métro d'Alger enfin ouvert

Salim
31/10/2011 20h:55

Félicitations pour ALger, enfin le projet se concrétise. C'est un bon départ avec les extensions en cours de réalisation ou programmées, il y aura un vrai réseau de métro et de tramway dans la capitale

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