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L'Usine Agro

Le métam-sodium chassé des champs

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L'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) vient d'annoncer le retrait des autorisations de mise sur le marché des produits à base de métam-sodium. Utilisé notamment pour désinfecter les sols dans les cultures maraîchères, le pesticide, vendu par la société indienne UPL, serait responsable de la contamination de 81 personnes dans l'ouest de la France.

Le métam-sodium chassé des champs
La culture de poireaux impactée par l'interdiction du metham-sodium
© flickr unevaléedanslalune

Après le glyphosate et les néonicotinoides, c’est au tour du métam-sodium d’être dans le viseur de l’Agence nationale de sécurité sanitaire. L’Anses vient, en effet, d’indiquer la suspension définitive des autorisations de commercialisation du pesticide, utilisé notamment par les maraîchers, pour désinfecter leur sol. La décision de l’ANSES fait suite à l’arrêté ministériel qui avait déjà suspendu la vente du produit jusqu’au 31 janvier 2019. Sans observation de la part des fabricants dans les dix prochains jours, le produit est donc dès à présent définitivement interdit.

81 personnes contaminées

Difficultés respiratoires et irritation des yeux et de la peau, l’interdiction du métam-sodium fait suite à la contamination de 81 personnes, dans le Maine-et-Loire et dans le Finistère. Ces événements ont incité l’ANSES à réévaluer l’ensemble des risques présentés par le produit. Et la conclusion de l’agence de santé est sans appel: "l’ensemble de ces usages représente un risque pour la santé humaine et l’environnement. L’Anses vient donc de notifier aux industriels son intention de retirer les autorisations de mise sur le marché", explique l’institution dans un communiqué.

Une prise de position qui fait échos aux décisions européennes. Bien qu’autorisée jusqu’en 2022, l’EFSA a classé la molécule du métam-sodium comme "suspecte d’être responsable du cancer" . L’Union européenne estime que cette molécule est parmi les 80 substances à remplacer au plus vite par des techniques alternatives.

700 tonnes utilisées en France chaque année

Les dangers du métam-sodium sont d'autant plus grands que bien qu’ils soient généralement appliqués sur des petites surfaces en plein champ ou sous serres, "ces produits nécessitent d'être utilisés en grandes quantités pour agir avec efficacité" rappelle l’ANSES. Ainsi, l’institution estime que la dose d’emploi est comprise entre 300 et 1 200 litres par hectare, "ce qui représente près de 700 tonnes utilisées chaque année en France" précise l’ANSES.

En France, le métam-sodium est vendu par la société indienne UPL sous le nom commercial "Nemasol 510". L’Union pour la Protection de la Plante (IUPP), principal syndicat des agrochimistes, confirme que l'entreprise est la seule à commercialiser le produit sur le territoire français. Contactée par l'Usine Nouvelle, UPL n'a pas donné suite à nos demandes d'interview.
 

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