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Le mentorat pour aider les DSI à trouver leur place

Christophe Bys , ,

Publié le

Le mentorat n’est pas réservé aux dirigeants d’entreprises ou aux salariés. La société Sungard Availability Services a créé un programme pour les directeurs des systèmes d’information. Le but de ce dernier est d’aider les plus jeunes à prendre leurs marques grâce à l’aide d’un profil plus expérimenté.  

Le mentorat pour aider les DSI à trouver leur place
Les 40 participants de la troisième édition du mentorat entre DSI réunis à Paris pour le lancement.

Depuis septembre 2016, ils sont 40 DSI à bénéficier du programme Mentorat DSI initié par Sungard Availability Services (Sungard AS). Pour la troisième année consécutive, et pour un an, les binômes ainsi constitués d’un DSI expérimenté et d’un alter-ego ayant pris ses fonctions plus récemment, se rencontrent régulièrement. Le but est de faire profiter le mentoré de l'expérience du mentor pour mener à bien un projet. 

DSI de la région Centre-Val-de-Loire, Frédéric Daudin a fait partie de la deuxième session de cette opération entre septembre 2014 et juin 2015, alors qu’il venait tout juste de prendre ses fonctions. "Je venais de prendre mon poste. Jusqu’alors j’étais DSI dans une commune et il y avait pour moi un véritable intérêt à pouvoir échanger régulièrement avec quelqu’un d’expérimenté sur des thématiques comme l’organisation du service ou sur la notion de schéma directeur."

Un travail sur la place du DSI dans l'organisation 

Pendant un an, c’est avec François Laurin, le DSI d’une entreprise du secteur agroalimentaire, qu’il a pu dialoguer et apprendre. Quand on lui demande quelles étaient ses motivations à devenir mentor, il explique : "j’étais intéressé par l’idée que je pouvais être utile à quelqu’un, à partager mon expérience. C’est quelque chose qui m’aurait intéressé quand j’ai pris mes fonctions.". Autant dire qu’il n’a pas hésité longtemps. Ils ont été choisi en raison de leur proximité géographique, dans l’Orléanais. Le fait que l’un soit dans le secteur public et l’autre dans le privé n’a pas été un problème. "Les problématiques que nous rencontrons sont les mêmes, explique Frédéric Daudin, nous intervenons l’un et l’autre sur des marchés qui appartiennent aussi bien au secteur public que privé." Son mentor est d’accord et renchérit "les métiers et les fonctions sont semblables. Il existe quelques différences mais cela n’était pas central dans nos échanges", explique-t-il.

Les deux DSI étant libres ensuite d’aborder les questions qu’ils veulent, l’un et l’autre ont plutôt privilégié des questions managériales au sens large, même si le choix de solutions techniques a pû être abordé. Le cœur de la discussion au fil des mois a porté sur les questions de gouvernance, la relation au management ou avec les équipes.

Sortir de la solitude

Ce mentorat aide le cadre dirigeant à trouver une personne avec laquelle il peut partager ses problèmes, voire ses difficultés, ce qui n’est pas toujours simple pour lui. "Aux postes de direction, on doit porter des responsabilités, s’engager. A certains moments, on peut se trouver plus ou moins seul", indique François Laurin. D’ailleurs, parallèlement à cette expérience, il fait partie depuis de nombreuses années du club des DSI du secteur agroalimentaire. Cette aide peut être particulièrement précieuse lors d’une prise de poste, car il faut vite trouver la bonne place, le bon ton, la bonne distance avec ses équipes. "François m’a donné des conseils, mais aussi un regard sur le métier de DSI, sur son positionnement par rapport à la hiérarchie", explique Frédéric Daudin. Il a ainsi pu aborder la question du "degré de reporting optimal" ou préciser sa "vision stratégique" du métier. "Indéniablement cela m’a aidé à prendre la fonction plus vite" résume-t-il. Et peut-être cela lui a permis d’éviter quelques chausse-trappes.

Pour le mentor, la mission ne se limite pas au plaisir de faire preuve de bienveillance. "Cette expérience m’a aidé à faire le point sur la façon dont je conçois mon métier, d’être plus en conscient de comment j’étais", confie François Laurin.

Si ce binôme a été constitué par la responsable du programme, il faut que les deux personnes s’entendent bien. Dans le cas présent, c’est lors d’un déjeuner informel que l’un et l’autre ont vérifié qu’ils pourraient travailler ensemble. En général c’est le cas, même si Emmanuelle Servaye, reponsable du marketing en Europe pour Sungard Availability Services reconnaît avoir eu des problèmes "avec deux binômes lors de la première promotion. Nous sommes avertis si cela passe mal et nous intervenons".

Un véritable réseau

Dans le cas présent, les deux DSI ont décidé d’un commun accord de se voir tous les mois, en se recevant à tour de rôle pendant les dix mois de l’opération. Et entre deux rendez-vous, échange de courriels et coups de téléphone étaient fréquents. D’ailleurs, les deux DSI continuent de le faire aujourd’hui. Au-delà des échanges à deux, le programme prévoit plusieurs rendez-vous dans l’année de la promotion, au début, au milieu et à la fin de l’année. "Nous sommes très attachés à l’idée de promotion, explique Emmanuelle Servaye. Nous oeuvrons à faciliter les échanges entre les binômes dans la vraie vie mais nous avions aussi créé un groupe d’échanges sur Linkedin." A l’issue de l’opération, le mentoré d’hier nous a confié qu’il était prêt à devenir un jour mentor "pour rendre la pareille". La transmission est enclenchée.

 

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