Le Medef fournit 23 propositions aux candidats

Laurence Parisot s’amuse. Devant l’assemblée de représentants territoriaux et de fédérations du Medef ce 14 février, la patronne des patrons navigue, tablette numérique à la main, entre les graphiques interactifs de son ebook-programme "Besoin d’aire" ( le précédent ouvrage du Medef en 2007, qui vivait sous une forme papier, s’appelait « besoin d’air »). "Pour les geeks, il y a quelques performances", sourit la présidente du Medef. Pour peser dans la campagne électorale, l’organisation patronale veut innover et défendre une image moderne.

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Le Medef fournit 23 propositions aux candidats

Au total, le Medef défend 23 propositions qu’il souhaite voire débattues lors de la campagne présidentielle. Pour la France, les patrons réclament une stratégie de désendettement compétitif, avec comme objectif de ramener à 0% le déficit public en 2015. À partir de 2016, selon le Medef, le budget devrait redevenir excédentaire. Pour y parvenir, l’organisation patronale préconise à l’Etat de réaliser deux fois plus d’économies que de hausse de prélèvements obligatoires, sous la forme de réduction de niches fiscales. L’Etat devrait aussi intensifier la règle de non-remplacement des fonctionnaires, en passant de un sur deux à deux sur trois le nombre de fonctionnaires non remplacés à leur départ en retraite.

Le Medef défend aussi la poursuite de la réforme des retraites. "Dès 2013, il faudra se poser la question de l’âge légal du départ en retraite", assure Laurence Parisot, qui souligne que l’âge de départ en retraite en France, porté à 62 ans, reste inférieur aux autres pays européens. L’équité au sein d’une même génération devrait aussi obliger à renforcer la convergence entre la quarantaine de régimes de retraite.

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Modulation

Autre grand chantier: celui de l’employabilité. Plus une entreprise consacre de budget à la formation de ses salariés, moins elle devrait payer de cotisation à l’assurance-chômage, selon le Medef. Cette modulation ne concernerait que les entreprises de plus de 250 salariés. "L’objectif, c’est que les femmes de Lejaby aient une employabilité au-delà de leur compétence dans la lingerie pour être capable de s’adapter à une transformation de l’entreprise ou travailler dans une autre entreprise", résume Laurence Parisot. La cotisation pour la formation professionnelle (0,9 % de la masse salariale) serait remplacée par un investissement immatériel amortissable sur trois ans.

Sur la durée du temps de travail, le Medef est favorable à une négociation sur la durée du travail entre partenaires sociaux au niveau des branches ou des entreprises. Pour développer les PME, l’organisation plaide pour la constitution de binômes entre grands groupes et PME, encouragés par des incitations au niveau fiscal ou dans l’attribution de marchés publics.

TVA sociale

"Nous proposons des idées, nous disons aussi à quel point nous avons progressé depuis 2007", assure aussi Laurence Parisot, dans un hommage appuyé à la politique de Nicolas Sarkozy. La présidente du Medef est satisfaite en particulier du débat sur la TVA sociale "un pas utile" que le Medef souhaiterait poursuivre avec son "nouveau pacte fiscal et social" prévoyant un transfert massif des charges patronales et salariales.

La "top priorité" du Medef risque en revanche de moins mobiliser les candidats à la présidentielle. L’organisation patronale appelle de ses vœux des "Etats unis d’Europe" et veut développer le fédéralisme au niveau européen, avec notamment un socle social européen. Ni François Hollande, ni Nicolas Sarkozy ne se sont allés aussi loin.

Besoin d'aire

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