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L'Usine Matières premières

Le Maroc allège les mesures antidumping sur l’acier plat frappant ArcelorMittal

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Publié le

Dans une décision définitive du gouvernement marocain, les droits additionnels à l’importation des tôles laminés à chaud d’ArcelorMittal sont divisés par deux à 11,06 %. Les sidérurgistes turcs, jusque-là exemptés, se voient frappés d’une taxe de 11 %.

Le Maroc allège les mesures antidumping sur l’acier plat frappant ArcelorMittal
Usine de Maghreb Steel à Casablanca
© maghreb steel

Les autorités marocaines ont décidé de revoir à la baisse les droits antidumping qui frappent les importations d’acier plat laminé à chaud d’ArcelorMittal depuis novembre 2013.

Le 12 août le ministère du commerce extérieur a publié la décision finale relative à son enquête sur les prix à l’importation de ces aciers. Le texte conclut après clôture finale de son enquête le 6 juin à l’existence du dumping, tout en ajustant la taxation des entreprises concernées.

Ainsi, Arcelor Mittal se voit appliquer un droit de seulement 11,06 % contre 22,11 % dans les mesures provisoires antérieurs. Par contre, Tata Steel, le négociant belge Steel Link et les autres entreprises européennes voient leur taxation maintenue à 22,11 %

De leur côté les entreprises turques jusque-là épargnées se voient désormais taxées à 11 % que ce soit pour Erdemir, Corakoglu et les autres sidérurgistes. La circulaire du ministère souligne par ailleurs leur « manque de coopération » dans l’enquête.

Ces mesures concernent les nomenclatures douanières 7208 (sauf 7208.10 et  7208.40), 7211.13, 7211.14 et 7211.19. Elles s’appliqueront durant 5 ans.

prix cassés

L’instauration des mesures antidumping a fait suite à une plainte en janvier 2013 de l’entreprise marocaine Maghreb Steel qui emploie près de 2 000 salariés. L’unique producteur d’acier plat du royaume, basé près de Casablanca, connaît depuis deux ans de graves difficultés financières qu’il attribue aux importations à prix cassés en provenance d’Europe et de Turquie.

"Ce dont Maghreb Steel a besoin, c’est d’une mesure parapluie qui lui permette de patienter jusqu’à la fin de la crise et du dumping de ses concurrents", indiquait Fadel Sekkat, patron de Maghreb Steel au site marocain Media 24 en mai dernier.

Depuis 18 mois, le gouvernement du Maroc, pays qui affiche un très lourd déficit commercial équivalent à près de 25 % de son PIB a lancé plusieurs enquêtes antidumping dans différents secteurs (sidérurgie, papier, médicaments…). En mai dernier dans une interview à L’Usine Nouvelle Moulay Hafid Elalamy ministre de l'Industrie et du commerce indiquait ainsi « j’utilise toutes les voies légales pour protéger notre industrie lorsqu’elle est attaquée par des opérateurs pratiquant le dumping, ce que certains m’ont même avoué ! Les règles de l’OMC le permettent ». Tout en réfutant toutes visées protectionnistes.

Concernant l’acier, Arcelor Mittal avait protesté de son innocence en novembre 2013, contestant « catégoriquement le niveau de marge de dumping […] qui est fondamentalement déconnecté de la réalité de son activité sur le marché marocain, marquée par le développement d’une relation durable avec ses clients, à des prix compétitifs ». ArcelorMittal s’est adjoint les services du cabinet Gide Loyrette pour défendre sa cause et a donc été partiellement entendu. A noter que le groupe est présent industriellement au Maroc via une participation de 32 % dans Sonasid, premier sidérurgiste du pays, une entreprise qui ne produit toutefois que des aciers longs.

LA MECANIQUE EN ALERTE

Cette affaire a aussi provoqué de vifs débats au sein des industriels marocains. Les entreprises du secteur mécanique et leur fédération la FIMME ont, en effet, plusieurs fois protesté sur la mise en place de ces mesures antidumping. Se fournissant pour une large part en acier plat d’importation, elles s’estiment pénalisées en terme de coût de revient par cette taxation supplémentaire.

Pour le gouvernement marocain, la réduction des droits anti-dumping sur l’acier plat d’ArcelorMittal, le premier fournisseur du Maroc, est ainsi une sorte de mesure de compromis entre les intérêts de Maghreb Steel et celui des industriels de la mécanique.

A noter enfin qu’une enquête du gouvernement marocain sur les mêmes motifs a été lancée en juin dernier concernant cette fois les tôles laminées à froid. Encore du travail pour les avocats.

Pierre-Olivier Rouaud

Novo Nordisk frappé sur l’insuline
Le gouvernement marocain par une décision publiée le 12 août a décidé d’instaurer un droit définitif de 13,89 % pour 5 ans sur les importations d’insuline en provenance du groupe danois Novo Nordisk. Cette décision fait suite à une plainte anti-dumping en 2012 du groupe pharmaceutique marocain Sothema, unique producteur d’insuline du royaume.

 

 

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