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L'Usine Aéro

Le marché des drones civils devrait tripler entre 2013 et 2015

Olivier James , ,

Publié le

Le chiffre d’affaires du secteur pourrait atteindre près de 300 millions d’euros en 2015, selon une étude réalisée par le cabinet Xerfi. Les premiers grands contrats entre donneurs d’ordre et opérateurs sont attendus cette année.

Le marché des drones civils devrait tripler entre 2013 et 2015 © GRDF

Un potentiel "énorme", mais un secteur encore "émergent". C’est ainsi que le cabinet Xerfi résume la situation dans laquelle se trouve la filière française du drone civil. Mais les experts confirment que le drone civil est en train de peser de plus en plus dans le paysage industriel français. Tous types d’acteurs confondus (constructeurs et opérateurs), le chiffre d’affaires du secteur s’est établi à 100 millions d’euros en 2013. Et fort d’une croissance annuelle vertigineuse de 70%, il pourrait s’élever à 288 millions d’euros en 2015.

"C’est une croissance très importante, confirme Flavien Vottero, l’un des deux co-auteurs de l’étude de Xerfi, qui s’est intéressé pour la première fois au sujet. Comparé à un secteur comme celui des objets connectés, celui des drones civils est bien plus dynamique". Depuis la mise en place d’un cadre réglementaire en France quasi unique au monde, en 2012, les acteurs se sont multipliés : il y aurait entre 10 et 20 constructeurs en amont et… près de 400 opérateurs et exploitants de drones en aval de la filière. En termes d’usages, ce sont 200 applications différentes qui ont vu le jour en moins de trois ans...

Bientôt les premiers grands contrats

Deuxième grand enseignement de cette étude : les nombreuses expérimentations menées avec des drones professionnels devraient être suivies des premiers grands contrats d’utilisation grandeur nature. Si les segments des loisirs et de l’audiovisuel se sont pour le moment le plus développés, c’est bien celui des drones professionnels hors médias qui aurait le plus fort potentiel de croissance aujourd’hui. Agriculture, ouvrages d’art, BTP et, dans une moindre mesure, l’industrie : autant de marchés qui, après avoir mené de nombreuses expérimentations, pourraient passer à la vitesse supérieure. La difficulté rencontrée par un certains nombre d’opérateurs pour convaincre les grands donneurs d’ordre, comme nous l’avions expliqué dans notre article "Les drones attaquent l’industrie", serait en passe d’être surmontée.

"Nous nous attendons à voir apparaître les premiers grands contrats entre donneurs d’ordre et opérateurs dès le deuxième semestre de cette année dans l’inspection des ouvrages d’art, prédit Flavien Vottero. Ils devraient voir le jour dès 2015 dans l’agriculture et le BTP". Quant à la surveillance de réseaux couvrant de longues distances (électricité, gaz…), l’autonomie des drones reste trop limitative. L’emploi de drones dans les sites industriels n’a été que très peu étudié par Xerfi. Malgré ce succès grandissant, le solde de créations et de destructions d’emploi dans le secteur devrait être "neutre", selon Flavien Vottero.

Un secteur en phase de maturation

Comment va évoluer ce secteur en pleine ébullition ? "Une myriade de start-up s’est lancée sur le marché, affirme Flavien Vottero. Certaines connaissent le succès à l’instar d’Airdrone, Delta Drone, Fly-n-Sense ou Redbird. Mais la concurrence s’annonce rude". Les premiers regroupements et partenariats voient le jour, à l’image du groupe Amaé qui rassemblent plusieurs entreprises. A côté d’une société comme Parrot, qui a vendu en trois pas moins de 500 000 drones, de nombreuses start-up resteront sur le bord de la route. Parrot serait d’ailleurs en train de se diversifier dans les applications professionnelles. Dans la mêlée, des acteurs historiques de l’aéronautique comme Airbus (via Survey Copter) et Thalès comptent aussi peser de tous leurs poids.

SI la filière française veut maintenir son avance, réelle, et ne pas se faire devancer par les Etats-Unis, les acteurs devront relever plusieurs défis. En amont d’abord : trop peu d’entre eux ont franchi le cap de la production en série, qui nécessite d’importants besoins financiers. "Le savoir-faire des opérateurs devra notamment s’élargir à la gestion des approvisionnements et aux fonctions de contrôle qualité, estiment les experts de Xerfi. Mais c’est bien en aval, dans l’exploitation et la mise en valeur des données issues des capteurs implantés sur les drones permettant la création de maquettes virtuelles mais aussi de recommandations aux clients, que reposera le succès de la filière dans les années à venir".

Olivier James

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