"Le marché automobile russe baissera de 8% en 2014", prévoit PwC

François Jaumain, associé chez PwC, et Josselin Chabert, analyste chez PwC Autofacts, anticipent une baisse du marché automobile russe, due aux sanctions internationales, et au ralentissement des usines automobiles du pays.

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L’Usine Nouvelle - Comment se porte le marché automobile russe ?

François Jaumain - Avant la crise géopolitique actuelle, le marché n’était déjà pas en grande forme, il a baissé de 5.5% en 2013. Dans ses prévisions de production de décembre et compte tenu d'une année 2013 déjà perturbée, PwC Autofacts anticipait pour 2014 une stagnation du marché russe pour atteindre 2,8 millions d'unités. Compte tenu de la situation, l'institut a revu depuis ses prévisions : le marché devrait finalement baisser de 8% en 2014, atterrissant à 2,6 millions d'unités.

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Pourquoi le marché baissera-t-il autant ?

François Jaumain - La Russie est actuellement soumise à une pression sur sa monnaie et à des sanctions économiques qui pèsent sur les taux d’intérêts donc sur l’économie russe.

Josselin Chabert - Le marché russe est un marché très compliqué à prévoir en raison de la part importante représentée par l'économie souterraine : la masse d’argent en circulation fluctue, ce qui rend difficile, même pour les concessionnaires, d'anticiper et de gérer les stocks.

Quelles sont les conséquences de cette situation pour les constructeurs occidentaux, dont Renault et PSA ?

François Jaumain - La caractéristique des usines russes est de produire essentiellement pour leur marché. S’il baisse, la production baisse automatiquement. Or un constructeur comme Renault, avec l’absorption d’Avtovaz cette année, a fait de la Russie son premier marché.

Si les sanctions occidentales se durcissent au vu de la situation en Ukrain, faut-il craindre un boycott des constructeurs occidentaux ?

François Jaumain - C’est difficile à anticiper. Une chose est sûre : les Occidentaux, Renault et autres, contribuent fortement à la modernisation de l’industrie automobile russe. Par exemple, Avtovaz était avant son accord avec Renault en perte de vitesse, avec une baisse des ventes quand la croissance du marché était à deux chiffres. Sans Renault, l’avenir du constructeur russe serait très assombri.

Propos recueillis par Pauline Ducamp

Propos recueillis par Pauline Ducamp

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