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L'Usine Agro

Le marché au porc breton se décrispe, sans Cooperl, ni Bigard-Socopa

Aurélie M'Bida ,

Publié le , mis à jour le 18/08/2015 À 15H52

[ACTUALISE LE 18/08/2015 - 16 HEURES] Les acteurs de la filière porcine se sont mis d’accord lors de la table ronde organisée au ministère de l’Agriculture pour tenir une séance de cotation exceptionnelle ce mardi 18 août. Malgré l’absence des deux principaux acheteurs, la reprise des discussions décongestionne quelque peu la situation. A la côture de séance, le prix de référence accusait un repli de 1,5 centime à 1,389 euros. En dessous du prix minimal fixé par les opérateurs de la filière.   

La séance exceptionnelle aura porté ses fruits. Ce mardi 18 août, le marché du porc breton (MPB) a de nouveau réuni les acteurs de la filière porcine après plus d’une semaine de blocage des cotations après le désaccord de Bigard et Cooperl avec la fixation d’un prix minimal de base de 1,40 euros. Au marché au cadran de Plérin (Côtes-d’Armor), la cotation est en cours : 

 

 

Il aura fallu une réunion organisée au ministère de l’Agriculture en présence des acteurs du MPB pour amorcer un déblocage de la crise porcine…et surtout trouver une solution d’urgence pour écouler les tonnes de marchandise en attente dans les exploitations agricoles. Malgré l’absence remarquée des deux industriels "frondeurs" que sont Cooperl et Bigard-Socopa, la table ronde aura abouti à un début d’accord, dont la décision d’organiser cette séance exceptionnelle de cotation au MPB ce 18 août à 11 heures.

La stratégie présentée par le ministre

Lors d’une conférence de presse à l’issue de la réunion, le ministre de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire a présenté les principaux points d’accord et de discussion. Stéphane Le Foll, qui s’est félicité de l’engagement des industriels présents quant à la tenue d’une séance de cotation exceptionnelle, a rappelé la nécessité d’un "prix qui puisse se fixer et donner une orientation". Le ministre a mis en avant trois axes principaux issus de la réunion avec les professionnels de la filière porcine : la valorisation de l’origine française, les promotions et la mise en œuvre de plusieurs chantiers dont la mobilisation d’un fonds à l’export.

Concernant le premier axe, Stéphane Le Foll annonce la tenue d’une opération le 25 août pour la valorisation de l’origine française du porc ainsi que la sortie d’un décret d’ici à début septembre "permettant aux collectivités de sortir de la logique de marchés publics jusqu’à 25 000 euros et de favoriser l’achat local en France pour l’ensemble des restaurants concernés". Stéphane Le Foll participera, par ailleurs, à plusieurs sommets en amont du Conseil de l’Europe le 7 septembre prochain en vue de favoriser la démarche sur l’origine du porc.

Le ministre est également revenu sur l’arrêté pris avec le ministre de l’Economie concernant les promotions en grande distribution. "Il ne remet en aucun cas en cause la capacité de faire des promotions mais il l’encadre. Dès le mois de septembre, toute promotion pourra être faite pour soulager et faire en sorte que le niveau de consommation soit maintenu".

Enfin, Stéphane Le Foll annonce plusieurs chantiers : la contractualisation avec les éleveurs qui, à la manière de ce qui existe aujourd’hui dans la filière laitière, devrait permettre la stabilisation des prix au niveau des producteurs ; l’activation du fonds de 10 millions d’euros sur l’export ; le plan d’aides d’urgence sur l’allégement des charges des producteurs.

En images – La conférence de presse tenue par Stéphane Le Foll après sa réunion avec les acteurs du marché du porc breton :

Les attentes de Cooperl

Prochaine étape, d’ici là, Stéphane Le Foll doit rencontrer les représentants de Cooperl et de Coop de France ce mardi 18 août à 15 heures, ainsi que ceux de Bigard-Socopa le lendemain. Cooperl rappelle, dans un communiqué, sa demande de "mesures concrètes et urgentes visant à abolir les distorsions de concurrence intra-européennes qui minent depuis des années la filière porcine ainsi que des pans entiers de l’agriculture et de l’agroalimentaire français". Le groupement industriel entend mettre en avant plusieurs mesures relatives à l’export, à l’étiquetage de l’origine, la fiscalité ou encore un allègement de la réglementation française. De son côté le ministre a rappelé que "les engagements de tous les acteurs du marché au cadran doivent être respectés. Et cela vaut pour Cooperl et Bigard". Les cartes sont posées sur la table.

Aurélie M'Bida

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