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Le mal de dos, un mal du siècle qui coûte cher aux entreprises

Cécile Maillard

Publié le

Les lombalgies représentent 20% des accidents du travail et coûtent un milliard d’euros à l’Assurance maladie, chaque année. Principaux secteurs concernés : la logistique, l’agroalimentaire et les services à la personne.

Le mal de dos, un mal du siècle qui coûte cher aux entreprises
Campagne de sensibilisation aux TMS en 2008

Le nombre d’accidents du travail a légèrement augmenté entre 2014 et 2015, mais moins que le nombre de salariés. L’indice de fréquence des accidents poursuit donc sa décrue, non démentie depuis 50 ans, mais à un rythme ralenti (33,9 accidents du travail avec arrêt pour 1000 salariés en 2015, contre 34 en 2014, mais 110 en 1965).

Selon la branche "risques professionnels" de l’Assurance maladie, qui présentait mardi 15 novembre son bilan annuel, les secteurs les plus "sinistrogènes" voient leur situation s'améliorer en 2015, même si leur indice de fréquence reste plus élevé que la moyenne : 62 accidents pour 1000 salariés dans le BTP (-2,6% par rapport à 2014), 47 dans l’agroalimentaire (-0,7%), 45 dans l’intérim (-3,7%). Avec un indice de 25 pour 1000, la chimie fait mieux que la moyenne, tout comme la métallurgie (indice de 31). En forte hausse, en revanche, les accidents dans les services à la personne (93 accidents du travail pour 1000 salariés, en hausse de 3,4%).

20% des accidents du travail sont des lombalgies

L’organisme a fait un focus sur un type d’accidents du travail : les lombalgies. "On a découvert qu’elles pesaient 20% des accidents du travail, c’est énorme, on ne l’avait pas du tout dans le scope", commente Marine Jeantet, directrice des risques professionnels au sein de la branche Accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) de la Caisse nationale  de l’assurance maladie des travailleurs salariés (CNAMTS). Signe encore plus négatif : alors que le nombre d’accidents du travail baisse, celui des lombalgies au travail augmente. Leur part est donc passée de 13% des accidents en 2005 à 19% en 2015. Coût pour la branche : un milliard d’euros par an, soit autant que  l'ensemble de tous les autres troubles musculo-squelettiques.

L’industrie (métallurgie, chimie, BTP...) est récompensée de ses efforts de prévention: le nombre de lombalgies y diminue de 1100 cas par an. Mais le risque d'en être victime reste très important dans le BTP, important dans l'agroalimentaire, la logistique, les industries de l'énergie. C'est dans les services que le nombre de lombalgies augmente le plus (+2200 cas par an), une évolution due surtout aux services à la personne.

Prevention et accompagnement du retour à l'emploi

Accidents fréquents mais peu graves, les lombalgies évoluent rarement vers une incapacité permanente. Au contraire, les maladies professionnelles liées aux lombalgies (7% des maladies professionnelles) sont plus sévères (hernies discales), et conduisent souvent à des interventions chirurgicales et à des incapacités élevées. Dans la branche maladie (régime général), les lombalgies sont à l’origine de 30% des arrêts maladie. Curieusement, ces malades travaillent dans les mêmes secteurs d’activité que ceux où les lombalgies dites professionnelles sont les plus nombreuses.

L’Assurance maladie a lancé un programme baptisé TMS Pros qui aide les entreprises à prévenir les lombalgies, et expérimente un accompagnement pour le retour à l’emploi des salariés les plus sévèrement atteints. L’enjeu financier est particulièrement important pour les entreprises, qui financent totalement cette branche de l’Assurance maladie.

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