Le maire des Sables d'Olonne s'attaque aux résidences secondaires

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NANTES, Loire-Atlantique (Reuters) - Le maire de la commune vendéenne des Sables d’Olonne a pris récemment des mesures afin d'endiguer une nouvelle arrivée massive de propriétaires de résidences secondaires à l'occasion des vacances de Pâques, au mépris des règles de confinement édictées par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus.

Le maire des Sables d'Olonne s'attaque aux résidences secondaires
Le maire de la commune vendéenne des Sables d’Olonne a pris récemment des mesures afin d'endiguer une nouvelle arrivée massive de propriétaires de résidences secondaires à l'occasion des vacances de Pâques, au mépris des règles de confinement édictées par le gouvernement pour lutter contre le coronavirus. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau
© Regis Duvignau

La station balnéaire, qui a déjà vu sa population croître de 30% depuis le début du confinement, redoute une saturation des urgences de l’hôpital local, qui ne dispose pas de service de réanimation susceptible de traiter les formes les plus graves de l'épidémie.

Le maire, Yannick Moreau, a pris ainsi le 27 mars dernier deux arrêtés pour interdire "l’occupation nouvelle de résidences secondaires" mais aussi "les locatifs touristiques" sur les plates-formes comme Airbnb.

Se défendant de vouloir déclencher une guerre entre résidents permanents et occasionnels, il déclare vouloir d'abord "protéger la population et le système local de santé" alors que les vacances de Pâques commencent samedi.

"Certes, des résidents permanents se sont plaints de l’arrivée de la première vague de résidents secondaires, mais je ne veux pas monter les uns contre les autres : nous sommes tous dans le même bateau face à ce virus mortel », a-t-il déclaré à Reuters.

Faute de pouvoir vérifier l’occupation des 16.000 résidences secondaires de cette station, connue pour ses grandes plages et pour la course à la voile autour du monde du "Vendée Globe", la police municipale multiplie les contrôles sur la voie publique, afin de vérifier le respect des mesures de confinement.

Des agents municipaux surveillent également les plates-formes de location de logements et demandent aux propriétaires de retirer leurs annonces, sous peine d’amendes ou de saisie du juge des référés.

(Guillaume Frouin, édité par Jean-Michel Bélot)

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