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Le Livre blanc touche plus les militaires que les industriels

Hassan Meddah , ,

Publié le

Le nouveau Livre blanc qui a été transmis au président de la République prévoit 20 000 suppressions de postes au sein des armées françaises entre 2016 et 2019.

Le Livre blanc touche plus les militaires que les industriels © D.R.

Le président de la République François Hollande a reçu en fin de matinée, ce lundi 29 avril, le Livre blanc de la Défense. Ce document actualise les nouvelles menaces qui pèsent sur le pays et les moyens à mettre en œuvre pour en assurer la protection. En cette période d’effort budgétaire exigé à tous les ministères, tous les observateurs s’attacheront à y trouver les indices d’une réduction du budget des armées. Toutefois, c’est uniquement la loi de programmation militaire (LPM) qui doit être votée à l’automne prochain qui traduira in fine en termes budgétaires les priorités stratégiques avancées par le Livre blanc.

Mais déjà, selon les premières fuites, les militaires devraient payer à nouveau un lourd tribut : les rumeurs font état d’une proposition de suppression de 20 000 postes dans les armées, s’ajoutant au 54 000 déjà sacrifiés entre 2008 et 2015. La proposition devrait susciter de vives critiques notamment auprès des défenseurs des armées. La commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées du Sénat s’inquiétait déjà l’an dernier à travers un rapport sur les forces armées intitulé: "Peut-on encore réduire un format juste insuffisant" ?

Les arguments des industriels

Les industriels de la défense, qui craignaient depuis plusieurs mois des coupes claires dans les grands programmes d’équipements seront a priori moins touchés. Le président de la République avait déjà annoncé la couleur lors de son intervention télévisée du 28 mars dernier plaidant pour un maintien du budget annuel de la défense à 31,4 milliards d’euros. Les armées devront bénéficier ainsi d’un budget de 179,2 milliards entre 2014 et 2019. Cela devrait toutefois entrainer un étalement des commandes de certains programmes.

Selon les spécialistes, baisser l’effort de défense sous la barre des 1,5% du PIB ne permettrait plus à France d’assurer l’ensemble de ses missions et entrainerait des pertes de compétences technologiques difficilement récupérables. L’intense lobbying des acteurs de la défense, qui ont été reçus le 15 avril dernier à l’Elysée, a porté ses fruits. Ces derniers ont mis en avant les 165 000 emplois difficilement délocalisables de leur secteur auprès de 4 000 entreprises ainsi que les 2,7 milliards d’euros de contribution annuelle à la balance commerciale du pays. Des arguments qui pèsent lourd en ces temps de chômage record et de crise économique globale.

Hassan Meddah

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