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L'Usine Santé

Le limougeaud I.Ceram pose un implant chargé en antibiotique

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Le limougeaud I.Ceram pose un implant chargé en antibiotique
L’antibiotique qui l’imprègne protège l’implant des infections.
© I.Ceram

Spécialisé dans les implants en céramique biocompatibles, I.Ceram vient d’annoncer une première mondiale, la pose d’un implant chargé en antibiotique dans le fémur d’un patient. L’intervention a été réalisée sur un jeune de 17 ans afin de remplacer la partie osseuse infectée par un staphylocoque doré, très résistant à la méticilline (antibiotique). Dix jours plus tard, le patient marchait et quittait l’hôpital. "Cette opération a été réalisée en une seule chirurgie, alors que deux sont nécessaires lors d’une greffe osseuse, très douloureuse", explique Éric Denes, infectiologue et directeur scientifique d’I.Ceram. Trois fois plus résistant que l’os, l’implant libère l’antibiotique localement, ce qui le protège d’une infection postopératoire.

Cette révolution thérapeutique s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise de Limoges (Haute-Vienne), qui cherche à remplacer par une technique simple et rapide, tout ou partie d’un os endommagé par une infection ou une tumeur. Lorsque son PDG, André Kérisit, a créé I.Ceram en 2005, en reprenant une société en liquidation, il a misé d’emblée sur l’innovation. "J’allais régulièrement au bloc assister à des opérations, j’ai voulu trouver une solution aux infections."

I.Ceram, qui emploie 46 salariés, a réalisé un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros en 2016 et levé 14 millions d’euros afin de développer ces nouveaux implants. "Depuis trois ans, j’investis l’équivalent du chiffre d’affaires annuel dans la recherche", indique le PDG. Une douzaine de sternums en céramique a déjà été implantée et I.Ceram a l’ambition d’en poser un chargé en antibiotique d’ici à 2020. L’entreprise prévoit de construire son usine du futur en 2018 sur la technopole de Limoges. 

Corinne Mérigaud

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