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Le lcie se lance dans la compétition européenne

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Nouveau statut, nouvelle organisation, nouveaux services... Le plus gros laboratoire de matériel électrique de l'Hexagone fait le ménage pour figurer comme prestataire de premier plan dans ses spécialités.

Le Laboratoire central des industries électriques, le plus gros laboratoire d'essais pour les matériels électriques et électroniques, est en plein boom. Henri Lacoste, son patron, vient d'engager plusieurs réformes, qui touchent pêle-mêle à l'organisation, au statut et à la compétence de ses services. Une nouvelle donne qui devrait assurer a minima la survie et, espère le responsable, la prédominance du LCIE dans la compétitivité qui commence à gagner les dizaines de laboratoires d'essais européens. Depuis trois ans, en effet, Bruxelles multiplie les normes de sécurité sur les équipements électriques et électroniques. Beaucoup d'entre elles vont très bientôt devenir d'usage obligatoire. Ce sera le cas, au 1er janvier, des normes de compatibilité électromagnétique, et, en 1997, de celles relatives aux terminaux de télécommunications, aux jouets et aux câbles électriques utilisés dans la construction. En principe, cette multiplication des normes devrait bénéficier aux laboratoires d'essais. En pratique, il en va tout autrement. Bruxelles laisse à chaque pays le soin de choisir les organismes de contrôle compétents. Or, le LCIE part avec un handicap par rapport à ses confrères. "Nous étions, avec la Belgique, un pays où les organismes de contrôle et de certification étaient séparés", souligne Henri Lacoste. Résultat, pour les clients, une multiplication par deux des délais technico-administratifs d'obtention du marquage. L'intégration physique, depuis septembre, du personnel de l'UTE (partie concernant la certification) dans les locaux du LCIE, à Fontenay-aux-Roses, s'inscrit dans cette quête d'une plus grande réactivité. "Nous devrions, en évitant des navettes inutiles, diviser en moyenne par deux nos délais de réponse", analyse Henri Lacoste. Dans le même souci de compétitivité, le LCIE vient ce mois-ci de remettre à neuf son organigramme. Jusqu'alors, la direction générale chapeautait directement les différents services techniques structurés par spécialités. Désormais, deux nouvelles directions, l'une commerciale, l'autre "stratégie et marketing", complèteront la direction technique. "Autrefois, l'interface était directe entre le client et l'ingénieur spécialisé. Or ce dernier, malgré sa compétence, ne pouvait prendre en compte la globalité du problème technique posé par le client", estime Henri Lacoste. La direction commerciale devrait permettre de constituer des équipes pluridisciplinaires capables de cerner totalement la requête du client. Quant à la direction stratégie et marketing, elle sera chargée de prospecter de nouveaux secteurs industriels que le LCIE avait peu l'habitude d'approcher. "L'automobile est un bon exemple avec le taux croissant des accessoires électriques sur les nouveaux modèles", indique Isabelle Heller, qui vient d'être nommée à la tête de cette direction. Enfin, dernier remaniement, mais pas le moindre, le LCIE - qui ne bénéficie d'aucun statut juridique!- compte d'ici à quelques mois adopter le statut de société anonyme. "Cela nous donnera beaucoup plus de liberté pour évoluer, pour engager des partenariats avec d'autres laboratoires, créer des filiales ou des joint-ventures...", note Henri Lacoste, qui verrait d'un bon oeil un rapprochement avec le laboratoire allemand VDE, un des plus puissants d'Europe dans le domaine électrique. Laurent Schwartz



La recherche de nouveaux marchés

Le LCIE, qui occupe 418 salariés, réalise la majeure partie de son chiffre d'affaires avec les constructeurs électriques et électroniques. Pour redresser cette activité en baisse, le laboratoire va diviser par deux les délais de ses prestations. Autre objectif: développer les contrats réalisés avec les autres secteurs industriels (la courbe rouge sur le graphique), comme l'automobile, le spatial, voire l'industrie textile. Certains textiles posent, en effet, de sérieux problèmes d'électricité statique à leurs fabricants!



USINE NOUVELLE N°2521

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