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L'Usine Santé

Le laboratoire Bayer confirme son recentrage dans les sciences de la vie

Gaëlle Fleitour , , , ,

Publié le

Après avoir enregistré une belle croissance l’an dernier, le groupe allemand Bayer intensifie ses investissements dans la pharmacie et l’agrochimie, ses deux divisions les plus rentables. Abandonnant la chimie plastique.

Le laboratoire Bayer confirme son recentrage dans les sciences de la vie © Bayer

En 2014, le laboratoire allemand Bayer a réalisé une belle année, enregistrant une croissance de 5,2% de son chiffre d'affaires, à 42,2 milliards d’euros, et de 7,4% de son bénéfice net. Mais son périmètre s’apprête à changer radicalement. Le groupe a décidé en fin d’année dernière d’abandonner son activité Material Science (chimie plastique), pour se recentrer sur les sciences de la vie avec ses deux autres divisions : la pharmacie et l’agrochimie. Le sort de Material Science, qui représentait 11,65 milliards d’euros, sera décidé au deuxième semestre de cette année, en fonction de l’environnement financier, pour une exécution au plus tard mi 2016. Avec deux possibilités : une introduction en Bourse – "l’argent viendrait alors à disposition du groupe pour réduire la dette par exemple", selon Franky Pauwels, directeur administratif et financier de Bayer Francee - ou une spin-off réservée à ses actionnaires. Cette année, face à la baisse des prix du pétrole, cette division s’attend à un tassement de ses ventes (l’effet prix étant répercuté en faveur des clients), mais à une rentabilité en hausse.

En France, 130 salariés et deux sites chimiques concernés par la scission

En France, cette activité a représenté moins de 20% des 1,8 milliards d’euros de ventes de la filiale, qui a enregistré une spectaculaire croissance de 9% l’an dernier. Bayer se séparera de 130 salariés, sur les 3 200 qu’il compte dans l’Hexagone, et des deux sites chimiques qu’il détiend à Fos-sur-Mer et Romans-sur-Isère. "Le challenge pour nous sera de reconfigurer le périmètre pour vivre uniquement avec les sciences de la vie, reconnaît Frank Garnier, président du groupe Bayer en France. Mais nous l’envisageons sereinement car cette activité est plutôt en forte dynamique et les investissements R&D étaient déjà dédiés à 95% aux sciences de la vie." Le recentrage sur ces deux divisions va néanmoins permettre au laboratoire d’intensifier ses investissements. 150 millions d’euros, soit 8% en plus, devraient être dédiés aux quatre sites de R&D sur lequel s’appuie le groupe en France, tandis qu’une dizaine de millions d’euros seront investis dans ses deux usines agrochimiques, à Villefranche-sur-Saône et Marle-sur-Serre.

Bayer revient sur le bonus du nouveau patron de Sanofi

A l’occasion de ses résultats 2014, présentés le 26 février en Allemagne et le 27 février en France, Bayer n’a pas pu échapper aux questions concernant Olivier Brandicourt. Le Français, qui dirigeait la division santé/pharmacie du groupe, aurait bien gagné 4 millions d'euros en stock options et autres bonus s'il était resté au sein du directoire de Bayer jusqu'à la fin 2016. C’est justement le montant du bonus (deux millions à son arrivée et deux millions en janvier 2016) que vient de décider de lui accorder Sanofi, le premier groupe pharmaceutique français et numéro quatre mondial, en le recrutant comme directeur général.

 

Intégrer le top 10 de la pharmacie

En France, l’allemand est numéro un du marché des pesticides, après avoir repris une grande partie des activités historiques de Rhône Poulenc Agro. Grâce au lancement récent de nouvelles matières actives et de semences, il a légèrement surperformé le marché de l’agrochimie, qui a connu une progression de 4% l’an dernier et représente un tiers de ses ventes. Tandis qu’en France comme sur le plan mondial, la pharmacie concentre la moitié de son chiffre d'affaires. Sur un marché hexagonal en récession, Bayer a marqué des points l’an dernier et pu tirer un trait sur l’affaire des pilules de troisième génération, grâce au succès de cinq produits innovants : l’anticoagulant Xarelto, le traitement ophtalmologique Eylea, deux anticancéreux et un traitement de l'hypertension artérielle pulmonaire.

Sans compter la croissance de ses produits sans ordonnance vendus en pharmacie. De quoi lui permettre d’intégrer le top 10 des laboratoires pharmaceutiques sur le marché français, alors qu’il était jusqu’alors relégué près de la vingtième place. Cela ne suffit pas pour faire partie des dix premiers groupes pharmaceutiques mondiaux, mais le rachat l’an dernier des activités de médicaments sans ordonnance de l’américain Merck lui a néanmoins permis de devenir numéro deux de ce segment prometteur. Une transaction bouclée par Olivier Brandicourt, le Français qui chapeautait la division santé/pharmacie de Bayer que le géant Sanofi vient de débaucher pour en faire son nouveau patron.

Gaëlle Fleitour

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