Le jugement sur les actifs de SeaFrance à nouveau retardé

Et de trois reports. La décision du tribunal de commerce de Paris du 4 juin a provoqué la colère des syndicats.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Le jugement sur les actifs de SeaFrance à nouveau retardé

C’est désormais le 11 juin que devrait être connue la décision du tribunal de commerce de Paris sur les offres de reprise des actifs de l’ex-compagnie de ferries SeaFrance.

Il devait en effet trancher entre les trois offres le 4 juin : celle du groupe Eurotunnel, celle du consortium Louis-Dreyfus/DFDS ou celle du groupe suédois Stena Line.

VOS INDICES

source

logo indice & contations

Le contenu des indices est réservé aux abonnés à L’Usine Nouvelle

Je me connecte Je m'abonne

Cette décision a provoqué de vives réactions parmi les ex-salariés de la compagnie transmanche liquidée le 9 janvier dernier.
"Plus personne n'est raisonnable. On va droit aux enchères et à la catastrophe, tout ça parce que la SNCF (maison-mère de SeaFrance, ndlr) ne veut pas abandonner 18 millions d'euros de créances et alors qu'elle a conduit à la déconfiture de SeaFrance, a déclaré à l'AFP l'avocat des ex-salariés Me Philippe Brun, excédé par cet énième report qu'il juge "inadmissible". Si c'est reporté au 11 juin, le juge-commissaire peut décider que les offres ne sont pas suffisantes et mettre (les navires) aux enchères".

Selon lui, il y a un "intérêt général à respecter qui ne doit pas être seulemen celui d’Eurotunnel, de la Scop de salariés ou de celui des travailleurs. Mais il s’agit de toutes les entreprises mises en difficulté par la faillite de SeaFrance".

"Ecoeuré"

Pour Michaël Robache, ancien personnel navigant de SeaFrance, "là, ils sont en train de jouer avec les nerfs des gens. Ca fait des mois et des mois que ça dure et là c'est trop, (...) on est écoeuré. C'est une décision qui paraît simple et évidente, qu'on reporte tout le temps. L'espoir, il y en a toujours tant qu'il n'y a pas de décision finale. On ne sait même plus si on doit avoir joie ou dégoût (...) Là on a aucun avenir".

L’offre d’Eurotunnel est la plus importante dans le dossier, car elle prévoit à terme la création de 560 emplois par l’intermédiaire d’une association avec la coopérative ouvrière des ex-salariés de la compagnie.

Avant sa liquidation le 9 janvier, SeaFrance employait 880 personnes en France et 130 au Royaume-Uni. La compagnie exploitait quatre navires entre Calais et Douvres, dont trois -le Berlioz, le Rodin et le Nord-Pas-de-Calais- lui appartenaient. Ces bateaux ont été estimés à une valeur totale comprise entre 150 et 200 millions d'euros.

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS