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L'Usine de l'Energie

Le jour où le patron de Total a été applaudi par le Syndicat des énergies renouvelables

Ludovic Dupin ,

Publié le

Devant le colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables, le PDG de Total Patrick Pouyanné a milité en faveur d’une évolution du mix électrique mondial composé de gaz et renouvelables et d’un vrai prix du carbone. 

Le jour où le patron de Total a été applaudi par le Syndicat des énergies renouvelables © L'Usine Nouvelle

C’est sans doute le symbole d’un changement d’époque. Lors du 18ème colloque du syndicat des énergies renouvelables (SER) le mardi 31 janvier, plusieurs personnalités tenaient la tête d’affiche comme Jean-Bernard Lévy, le PDG d’EDF, Isabelle Kocher, DG d’Engie ou encore les candidats à la présidentielle. Mais un autre intervenant s’est fait remarquer cette année : Patrick Pouyanné, le patron de Total. C’est la première fois que le pétrolier participait à cet événement. Son intervention s’est achevé sous les applaudissements nourris d’une salle pourtant acquise à la cause des renouvelables.

"Les thématiques écologiques, le combat pour le climat et les autres questions environnementales ne progressent que lorsque les entreprises à la source de ces pollutions agissent ensemble", lance le PDG en rappelant qu’en 2016 les grands pétroliers européens se sont réunis pour s’engager sur le climat. A partir de ce postulat, Patrick Pouyanné décrit les objectifs pour son groupe. "Dans 20 ans, nous voulons rester un des plus grands acteurs de l’énergie de la planète. Or à partir de 2040, la consommation de pétrole ne va plus croître. Elle va même diminuer. Le gaz et les énergies renouvelables vont croître", prédit-il. "A cette date, nous serons toujours une major des hydrocarbures. Notre mix comptera 35 % de pétrole, 50% de gaz et le reste dans les énergies bas carbone : biomasse, solaire et stockage".

Une chaîne solaire en souffrance

Le PDG milite ouvertement pour l’établissement d’un prix du carbone. "C’est fondamental. En l’absence de prix du carbone le mix électrique migre vers un ensemble charbon et renouvelable. C’est le cas en Allemagne, au Danemark et en Chine, en Inde", déplore-t-il en assurant que le seul mix possible pour atteindre l’objectif de 2°C est celui qui comprend du gaz et des renouvelables. Il met en avant l’exemple britannique qui a fixé un prix du carbone à 20 dollars la tonne, ce qui a suffi à passer du charbon au gaz. "Cet effort suffit. Inutile de parler de 100 dollars ou plus car cela effraie tout le monde (…) mais pour y parvenir, il faut un système plus efficace que l’ETS (Emission Trading system – le marché européen du carbone)".

Dans le même temps, il alerte sur la situation du solaire, un domaine dans lequel Total est présent depuis l’acquisition du géant américain Sunpower en 2011. Pour lui, la baisse massive des coûts constatée sur les cellules photovoltaïques n'est pas un bon signe. "Rien n’est réglé dans la chaîne solaire. C’est un vrai désastre pour l’amont. Les entreprises qui fabriquent les cellules perdent de l’argent. Cette industrie est à 50 % chinoise et la Chine a choisi de violemment subventionner ce secteur", explique-t-il.

 

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